Tout commence souvent par un simple réflexe du quotidien : scroller sur TikTok ou Instagram, tomber sur une vidéo “avis honnête”, se dire que cette personne ressemble plus à une amie qu’à une star… et découvrir qu’elle est payée pour créer ce type de contenu. Devenir UGC creator quand on part de zéro, c’est cette bascule : passer du rôle de spectateur à celui de créateur, sans forcément avoir une grosse communauté, mais avec l’envie de raconter des histoires vraies autour des marques. L’UGC n’est pas qu’un nouveau buzzword marketing. C’est une façon pour les marques de parler “humain” dans un monde saturé de publicités trop lisses, et une opportunité concrète pour des créateurs indépendants de transformer leur regard, leur quotidien et leur téléphone en outil de travail.
Ce parcours ne ressemble pas à une ligne droite. Il y a les premières vidéos tournées dans un salon un peu sombre, les doutes quand un email reste sans réponse, la fierté de voir sa création utilisée en publicité, les questions existentielles sur les tarifs, les contrats, le respect des audiences. Pourtant, ceux qui persévèrent découvrent un terrain de jeu à la frontière entre art et stratégie. Un espace où la lumière d’une fenêtre, un script de trente secondes et un bon cadrage peuvent générer des milliers de vues… mais surtout des décisions d’achat. Devenir UGC creator, ce n’est pas apprendre par cœur une “méthode miracle”, c’est apprendre à observer, tester, affiner. À habiter pleinement ce métier hybride, à la fois créatif, analytique et profondément relationnel. Et la bonne nouvelle, c’est que tu peux commencer à zéro, dès aujourd’hui, avec ce que tu as déjà entre les mains.
En bref :
- L’UGC creator produit des contenus authentiques (vidéos, photos, témoignages) que les marques utilisent sur leurs propres comptes ou en publicité.
- Tu peux te lancer sans audience : ce qui compte, c’est la qualité du contenu, pas le nombre de followers.
- La différence avec l’influenceur : l’influenceur vend sa communauté, le créateur UGC vend surtout des livrables.
- Les marques recherchent ce type de contenu pour gagner en crédibilité, engagement et conversions sur leurs campagnes.
- Se lancer de zéro implique de tester des formats, construire un portfolio, choisir une niche et apprendre à fixer ses tarifs.
- Ce métier peut devenir une vraie carrière : freelance, micro‑studio, collaboration avec une agence UGC, voire création de son propre studio.
Devenir UGC creator quand on part de zéro : écouter l’appel créatif
Avant de parler de tarifs ou de plateformes, il y a une question simple : qu’est‑ce qui, dans ce métier, appelle vraiment ? Pour beaucoup, le point de départ ressemble à l’histoire de Lina, 27 ans, salariée dans une boutique de cosmétiques. Entre deux clientes, elle filme des petits tutos maquillage pour ses amis, poste parfois une story quand elle découvre un nouveau produit. Un jour, une cliente lui parle des créateurs UGC qui sont payés pour produire des avis filmés pour les marques. Le déclic est là : pourquoi pas elle ? L’appel créatif se manifeste souvent comme ça, par une curiosité qui insiste, une envie de tester “pour voir”.
Les premiers pas dans l’univers UGC sont rarement linéaires. Tu peux te sentir attiré par ce métier sans savoir par où commencer, avec des questions qui tournent : “Faut‑il une formation ? Un matériel pro ? Et si personne ne répond à mes emails ?”. Ces doutes sont normaux. Ils signalent simplement que tu sors du rôle de consommateur passif pour entrer dans celui de créateur. L’important, au début, n’est pas d’avoir toutes les réponses, mais de reconnaître cette énergie particulière : le besoin de t’exprimer, de transmettre, de tester des idées, d’observer comment les gens réagissent à tes contenus.
Écouter cet appel, c’est aussi accepter la nuance. Tu peux avoir envie de travailler avec des marques, tout en refusant de devenir un panneau publicitaire ambulant. Tu peux aimer le marketing, mais seulement quand il reste au service d’échanges honnêtes entre les gens et les entreprises. C’est là que l’UGC devient intéressant : les marques ne te demandent pas de jouer un rôle parfait, mais d’incarner un point de vue réel, dans un cadre défini ensemble. L’intuition créative n’est pas l’opposé de la stratégie ; elle en est souvent le point de départ le plus solide.
Pour ancrer cette intuition, il est utile de poser quelques repères. D’abord, comprendre ce que signifie UGC : User Generated Content, du contenu généré par des utilisateurs, qui reprend les codes de ce qu’on voit au quotidien sur les réseaux. Une vidéo filmée dans une cuisine avec une tasse de café, un témoignage tourné dans une salle de bain, un “avant / après” sport dans un parc. Rien de spectaculaire en apparence, mais une forte proximité émotionnelle. Ensuite, observer pourquoi ce type de contenu a pris autant d’ampleur : les gens font plus confiance à des preuves de vie réelle qu’à une publicité tournée en studio.
Prendre le temps d’explorer ses propres motivations permet d’éviter deux pièges : se lancer uniquement pour l’argent, ou au contraire s’épuiser à produire gratuitement sans vision. Entre les deux, il existe un chemin où tu peux prendre plaisir à créer, tout en construisant progressivement un cadre professionnel. C’est cette tension féconde entre expression personnelle et objectifs marketing qui fait la richesse du métier.
Une piste simple pour sentir si l’UGC te correspond : pendant une semaine, observe ton scroll avec attention. Quelles vidéos t’arrêtent vraiment ? Quels contenus te donnent envie de tester un produit ? Quelles créatrices ou créateurs te semblent sincères ? Note ce qui te touche : le ton, la lumière, le rythme, la manière de parler des bénéfices. Tu es déjà en train d’affiner ton regard, ce qui est au cœur du travail d’un UGC creator.
Au fond, devenir UGC creator quand on part de zéro, c’est d’abord répondre à une question intérieure : “Qu’est‑ce que j’ai envie de montrer du monde, et comment cela peut‑il aider une marque à mieux parler à ses clients ?”. La suite – portfolio, missions, contrats – ne sera qu’une façon d’organiser cette réponse.

Comprendre le métier d’UGC creator : au‑delà des influenceurs et des pubs classiques
Pour avancer, un éclaircissement s’impose : un UGC creator n’est pas un influenceur miniature. Ce sont deux rôles distincts, qui s’entrecroisent parfois, mais avec des logiques différentes. L’influenceur loue l’accès à sa communauté : son “produit”, c’est sa portée, son image, sa capacité à générer un buzz instantané. Le créateur UGC, lui, vend essentiellement des contenus livrables : vidéos, photos, scripts, qu’une marque pourra exploiter sur ses propres comptes, son site ou en publicité.
Concrètement, un créateur UGC produit des formats qui ressemblent à des posts du quotidien : témoignage face caméra, tutoriel, unboxing, comparatif, “routine du matin”, POV (point de vue) en mode “viens avec moi”. Ces contenus sont pensés pour TikTok, Instagram, Facebook, YouTube Shorts, parfois même pour les fiches produits d’un site e‑commerce. Ils utilisent les codes du naturel sans être improvisés. Derrière une vidéo qui paraît spontanée, il y a souvent un script précis, un angle, un objectif marketing.
Les marques ont compris que ces contenus sont puissants parce qu’ils créent une preuve sociale. Une étude récurrente le confirme : une très grande majorité de consommateurs déclarent que le contenu généré par des utilisateurs influence fortement leurs décisions d’achat. Voir une personne “comme eux” manipuler un produit, montrer un résultat réel, partager une objection puis y répondre en direct, rassure. L’UGC devient alors un pont entre la promesse de la marque et la réalité perçue par le client.
Pour bien situer le rôle du créateur UGC, il peut être utile de comparer quelques logiques :
| Aspect | Influenceur | Créateur UGC |
|---|---|---|
| Actif principal | Audience, image personnelle | Qualité des contenus livrés |
| Diffusion | Sur ses propres comptes | Sur les comptes de la marque ou en publicités |
| Risque pour la marque | Fortement lié à la réputation de l’influenceur | Plus maîtrisé, contenu centré sur le produit |
| Objectif principal | Notoriété, visibilité | Conversion, engagement, test de créas |
| Pré‑requis | Communauté importante | Aucune audience minimale requise |
Dans les faits, beaucoup de marques combinent les deux approches. Elles font appel à des influenceurs pour un temps fort de visibilité, et, en parallèle, construisent une bibliothèque de contenus UGC pour nourrir leurs publicités, leur site et leur calendrier éditorial sur la durée. L’UGC devient une matière première malléable, qu’on peut adapter aux plateformes, décliner en plusieurs versions, tester avec différentes audiences. Si tu veux creuser ces dynamiques, des ressources comme les analyses sur l’hybridation UGC et influence offrent un bon panorama.
Ce métier demande donc un mélange subtil de sensibilité et de rigueur. Sensibilité, parce qu’il faut sentir le ton juste, la posture crédible, la petite phrase qui fera tilt. Rigueur, parce qu’il s’agit de respecter un brief, une ligne éditoriale, un timing, tout en livrant un contenu techniquement propre : son clair, image nette, sous‑titres lisibles, rythme adapté à la plateforme. Être UGC creator, ce n’est pas “juste filmer une vidéo sympa”, c’est apprendre à transformer une expérience personnelle en outil marketing qui reste aligné avec les besoins des deux côtés : ceux de la marque, et ceux du public.
On touche ici à un point essentiel pour celles et ceux qui partent de zéro : tu n’as pas besoin de tout maîtriser d’emblée. Tu peux commencer par un type de format (par exemple le témoignage face caméra), pour une seule plateforme, puis élargir progressivement ton terrain de jeu. Tu poursuis ainsi un double apprentissage : celui du langage des marques, et celui des réactions des audiences. Ce sont ces allers‑retours qui, avec le temps, forgent ta “signature” de créateur.
Si tu regardes aujourd’hui les campagnes UGC qui t’inspirent le plus, tu remarqueras sans doute un point commun : elles semblent simples, presque évidentes. C’est souvent le signe qu’un vrai travail a été fait en amont pour épurer le message. La question suivante est alors naturelle : comment développer les compétences qui te permettront, toi aussi, de créer ce type de contenu ?
Compétences clés pour devenir UGC creator sans expérience préalable
Partir de zéro ne veut pas dire partir les mains vides. Tu as déjà un atout considérable : ton vécu de spectateur et de consommateur. Tu sais quels contenus te retiennent, lesquels tu zappes, ce qui sonne faux, ce qui te donne envie de cliquer. Devenir UGC creator consiste à transformer cette sensibilité en compétences concrètes et assumées.
La première base, c’est la maîtrise minimale de la vidéo avec un smartphone. Il ne s’agit pas d’acheter tout de suite une caméra ou trois softbox. La plupart des campagnes UGC qui performent sont tournées avec un téléphone récent, une bonne lumière naturelle et parfois un petit micro cravate. L’essentiel réside dans quelques réflexes : se placer face à une fenêtre plutôt que dos, stabiliser le téléphone (un trépied à 20 € ou une pile de livres), vérifier le son, nettoyer la lentille. Ce sont ces détails qui donnent une impression de soin sans casser l’effet “réel”.
Vient ensuite le cœur du métier : créer des contenus engageants et authentiques. Pour chaque vidéo, trois questions peuvent guider :
- À qui est‑ce que je parle exactement ? (Quelle situation, quels besoins, quelles peurs ?)
- Quelle petite histoire est‑ce que je raconte ? (Avant / après, découverte, routine…)
- Qu’est‑ce que la personne doit ressentir ou comprendre à la fin ? (Soulagement, curiosité, confiance…)
Un bon contenu UGC n’essaie pas d’être parfait. Il cherche plutôt à être lisible, vrai, aligné. Par exemple, si tu filmes un avis sur une crème, tu peux montrer ta peau telle qu’elle est, parler d’une vraie gêne (sécheresse, rougeurs), puis expliquer ce que tu as observé après plusieurs jours. Ce n’est pas un discours corporate ; c’est un partage honnête encadré par un brief. La différence se sent tout de suite à l’écran.
Côté montage, les outils sont aujourd’hui accessibles. Des applications comme CapCut, VN ou InShot permettent de couper les blancs, d’ajouter des sous‑titres automatiques, d’insérer une musique légère. Ce travail de montage transforme une séquence brute en mini‑histoire. Une structure simple fonctionne particulièrement bien pour débuter :
- Hook : une phrase d’ouverture qui capte l’attention (“Honnêtement, je ne pensais pas que ce produit marcherait…”) ;
- Développement : 2 ou 3 idées clés montrées en images (utilisation, avant / après, bénéfice concret) ;
- Conclusion : une phrase qui invite à passer à l’action ou à en savoir plus.
À ces compétences créatives s’ajoute une dimension plus stratégique : la capacité à lire et respecter un brief. Les marques te donnent rarement carte blanche totale. Elles partagent des objectifs (notoriété, conversions, retargeting), des points forts produits, parfois des objections fréquentes à traiter. Apprendre à poser les bonnes questions, reformuler les attentes, proposer éventuellement une variante, fait partie de ton rôle. C’est ce qui te positionne non seulement comme créateur, mais aussi comme partenaire marketing.
Enfin, il y a les compétences business : fixer des tarifs cohérents, gérer un planning, suivre les retours, poser un cadre clair autour des droits d’usage des contenus. Pour comprendre les pratiques du marché, certaines ressources, comme l’analyse détaillée du métier et salaire de l’UGC creator, donnent des repères utiles. Tu verras que la fourchette est large, de quelques dizaines d’euros pour un livrable simple à plusieurs centaines, voire plus, quand l’expérience et les résultats s’installent.
Imaginons à nouveau Lina. Au départ, elle filmait des tutos maquillage pour ses amis. Petit à petit, elle a appris à structurer ses vidéos, à écrire ses hooks à l’avance, à tester différents tons de voix. Aujourd’hui, ses contenus pour une marque de skincare sont utilisés en publicités, avec des résultats mesurés en ventes. Ce qui a fait la différence n’est ni un matériel hors de prix, ni une audience gigantesque. C’est un ensemble de petits apprentissages répétés, orientés par une question récurrente : “Qu’est‑ce qui serait vraiment utile et crédible pour la personne qui regarde ?”.
Une fois ces compétences amorcées, une autre étape devient possible : transformer cette pratique encore expérimentale en vraie activité structurée, avec un cadre de travail durable.
Construire un cadre durable : équilibre entre créativité, performance et vie pro
Le risque, quand on se lance en UGC en parallèle d’un job ou d’études, c’est de tout miser sur l’adrénaline des débuts. Une première marque répond, une autre envoie un produit, tu dis oui à tout, tu tournes tard le soir, tu montes le week‑end… et, au bout de quelques mois, la fatigue s’installe. Construire une activité solide demande de penser dès le départ à l’équilibre entre création et organisation.
Un bon point de départ consiste à définir un rythme de création soutenable. Par exemple : deux demi‑journées par semaine dédiées au tournage et au montage, une plage horaire pour la prospection et la réponse aux messages, un moment pour analyser les résultats des contenus livrés. Cette structure n’a rien de rigide ; elle sert simplement à éviter le mode “survie” permanent. L’UGC peut devenir un métier libre, mais cette liberté se construit sur un socle de routines choisies, comme un musicien qui répète ses gammes pour mieux improviser.
L’autre pilier, c’est la relation aux chiffres. Beaucoup de créateurs fuient les données par peur de “tuer la magie”. Pourtant, quelques indicateurs simples peuvent justement protéger ta créativité. Savoir quelles vidéos retiennent le plus longtemps l’attention, quels hooks provoquent plus de clics, quels formats entraînent plus de conversions, t’aide à orienter tes efforts sans te perdre. Tu peux, par exemple, tenir un petit tableau de bord personnel avec :
- le format (témoignage, tuto, unboxing…) ;
- la plateforme (TikTok, Instagram Reels, YouTube Shorts) ;
- le hook utilisé ;
- un ou deux KPIs clés (taux de visionnage complet, clics, ventes si tu as l’info).
Au fil des missions, ces données deviennent une boussole. Elles te permettent aussi de mieux argumenter tes tarifs : tu ne vends pas seulement une vidéo, tu vends un contenu dont l’efficacité est réfléchie, testée, améliorée. Certaines marques recherchent justement ce profil hybride, à l’aise aussi bien avec le montage qu’avec un tableau de chiffres, capable de proposer des pistes d’optimisation.
Le cadre durable passe aussi par une hygiène mentale. Le monde du contenu peut être épuisant, avec une pression implicite à être tout le temps “visible”, “tendance”, “réactif”. Pourtant, en UGC, tu n’as pas l’obligation de publier en permanence sur tes propres comptes pour exister. Tu peux faire le choix de rester discret en tant que personne, et de concentrer ton énergie sur les contenus livrés aux marques. L’essentiel est de garder un espace où tu crées sans enjeu économique, juste pour le plaisir d’explorer. C’est souvent là que naissent les idées les plus fraîches.
Enfin, la stabilité financière se construit en diversifiant les formats de collaboration. Plutôt que d’accepter uniquement des missions ponctuelles, tu peux, au fil du temps, proposer des forfaits mensuels : par exemple, un pack de vidéos chaque mois pour alimenter les publicités d’une marque, ou un accompagnement sur plusieurs saisons pour un e‑commerce. Ces relations longues permettent de lisser les variations de revenus et de t’impliquer davantage dans la stratégie globale.
Le fil rouge de tout cela reste le discernement. Choisir avec quelles marques travailler. Refuser poliment les propositions qui ne correspondent pas à tes valeurs ou à ta capacité du moment. Clarifier noir sur blanc les droits d’usage, les durées d’exploitation, les validations. Sur ce point, se familiariser avec les bonnes pratiques contractuelles – par exemple via des ressources comme les guides sur les clauses et pièges des contrats UGC – peut éviter bien des tensions futures.
Ce cadre n’est pas là pour enfermer ta créativité, mais pour lui offrir un terrain stable. Quand tu sais comment tu travailles, combien de temps tu peux consacrer à un projet, ce que tu acceptes ou non, il devient plus facile de dire oui avec enthousiasme… et de tenir dans la durée. La question qui vient ensuite, naturellement, c’est : comment traduire tout cela en actions concrètes pour décrocher ses premières missions ?
Passer à l’action : portfolio, premières missions et stratégies pour se lancer
À un moment, il faut quitter le terrain des idées et entrer dans le concret : créer des contenus tests, construire un portfolio UGC, contacter des marques, se positionner. Cette phase peut paraître intimidante, surtout quand on n’a ni réseau ni expérience officielle. Pourtant, elle se décompose en étapes très praticables.
La première consiste à produire des contenus “spec”, c’est‑à ‑dire des vidéos réalisées comme si une marque t’avait déjà mandaté, mais sans contrat. Tu peux choisir trois univers qui t’attirent – par exemple beauté, food et apps mobiles – et tourner pour chacun 2 ou 3 vidéos : un témoignage, un tuto, un unboxing. L’objectif n’est pas d’atteindre la perfection, mais de montrer ton potentiel, ta capacité à raconter une histoire autour d’un produit et à respecter les codes des plateformes.
Ensuite, tu rassembles ces contenus dans un portfolio clair. Pas besoin d’un site ultra sophistiqué : un document Notion public, un mini‑site ou même un dossier structuré peuvent suffire, tant que l’ensemble reste lisible. L’idéal est d’organiser tes exemples par objectif marketing (notoriété, conversion, retargeting) plutôt que seulement par marque. Cela aide les prospects à se projeter. Si tu veux t’inspirer de structures efficaces, des ressources comme les guides dédiés aux portfolios UGC pour les marques peuvent t’aider à clarifier ce que les annonceurs regardent en priorité.
Une fois cette base en place, vient le moment de la prise de contact. Trois canaux fonctionnent particulièrement bien :
- les plateformes spécialisées UGC, où les marques postent des briefs et les créateurs candidatent ;
- la prospection directe par email ou LinkedIn auprès de responsables marketing, social media managers, e‑commerçants ;
- les messages privés sur les réseaux, quand tu as déjà repéré une marque active qui utilise ou pourrait utiliser de l’UGC.
Le message n’a pas besoin d’être long. Une formule simple peut suffire : te présenter en quelques lignes, expliquer ton angle (niche, style de contenu), partager ton portfolio et proposer de répondre à d’éventuelles questions. L’idée n’est pas de supplier, mais d’ouvrir une porte. Tu te places sur un terrain d’égal à égal, comme quelqu’un qui apporte une compétence précise à un besoin réel.
Reste la question délicate des tarifs. Plutôt que de copier mécaniquement ce que tu vois passer en story, il peut être utile de te créer une petite grille personnelle, avec des fourchettes ajustables selon la complexité du projet et l’étendue des droits d’usage. Par exemple :
- vidéo courte 15–30 s pour usage organique : fourchette basse ;
- vidéo 30–60 s avec droits pour publicité sur plusieurs mois : fourchette plus haute ;
- pack de 3 à 5 vidéos, avec variations de hooks, destiné à l’A/B testing : tarif global dégressif mais valorisant le temps de travail.
Au‑delà du montant, ce qui compte est la clarté : que la marque sache exactement ce qu’elle achète, pendant combien de temps elle peut utiliser le contenu, sur quels canaux. Cette transparence sécurise la relation et contribue à faire de toi une partenaire fiable, pas seulement “une personne qui filme des vidéos”.
Pour illustrer, revenons à Lina. Avec ses premiers contenus spec en skincare et maquillage, elle a monté un portfolio simple. Elle a ensuite ciblé une vingtaine de petites marques françaises sur Instagram, en leur envoyant un message personnalisé, avec un lien vers ses vidéos. Trois ont répondu. L’une d’elles lui a proposé une première mission payée modeste, mais encadrée. À partir de là , chaque collaboration est devenue un levier pour la suivante : elle a demandé des retours, observé les résultats en pub, ajusté ses scripts. En moins d’un an, elle est passée de quelques missions ponctuelles à des forfaits mensuels avec deux marques régulières.
Ce qui relie toutes ces étapes, c’est la capacité à expérimenter sans se perdre : tester des formats, des niches, des approches de prospection, garder ce qui fonctionne, laisser le reste. Tu peux t’inspirer de ce qui existe, mais ton avantage réel se construira dans la façon dont tu mélanges ta sensibilité, ta méthode et ton exigence envers toi‑même. Alors, quelle serait, pour toi, la toute première vidéo que tu pourrais tourner dès cette semaine pour faire un pas dans cette direction ?
Faut-il une grosse audience pour devenir UGC creator quand on part de zéro ?
Non. Le métier de créateur UGC repose d’abord sur la qualité des contenus livrés, pas sur la taille de ta communauté. Une marque peut très bien te payer pour produire des vidéos ou photos qu’elle utilisera sur ses propres comptes ou en publicité, même si tu as peu d’abonnés. Ce qui compte : ton sens du storytelling, ta capacité à respecter un brief et à créer des contenus qui ressemblent à de vraies expériences d’utilisateurs.
Quel matériel minimum est nécessaire pour se lancer en UGC ?
Un smartphone récent, une bonne source de lumière naturelle (proche d’une fenêtre), idéalement un petit trépied et, si possible, un micro cravate suffisent largement pour démarrer. De nombreuses campagnes UGC performantes sont tournées avec ce type de setup très léger. L’essentiel est de soigner le cadrage, le son et la clarté du message plutôt que d’investir immédiatement dans du matériel professionnel coûteux.
Comment fixer ses premiers tarifs de créateur UGC ?
Tu peux t’appuyer sur des fourchettes de marché en tenant compte de ta propre expérience. Commence par définir le temps nécessaire pour écrire, tourner, monter et livrer une vidéo, puis ajoute la valeur liée aux droits d’usage (durée, canaux de diffusion). Il est souvent plus simple de proposer quelques offres claires (vidéo unique, pack de 3 vidéos, pack mensuel) en expliquant précisément ce qui est inclus. Tu ajusteras ensuite en fonction des retours et des résultats générés.
Comment trouver ses premières missions UGC sans réseau ?
La combinaison la plus efficace regroupe trois actions : produire des contenus tests pour montrer ton potentiel, créer un portfolio simple mais structuré, puis contacter régulièrement des marques pertinentes par email, LinkedIn ou messages privés. Tu peux aussi t’inscrire sur des plateformes spécialisées UGC où les marques publient des briefs. L’important est la constance : quelques prises de contact ciblées chaque semaine, avec un message personnalisé et un lien vers tes meilleurs exemples de contenus.
L’UGC peut-il vraiment devenir un métier à temps plein ?
Oui, pour peu que tu développes à la fois tes compétences créatives et ton sens de l’organisation. De nombreux créateurs commencent en parallèle d’un autre emploi, puis évoluent vers une activité principale en structurant leurs offres (forfaits mensuels, packs de vidéos, accompagnement plus global des campagnes). Avec le temps, certains montent un micro‑studio ou rejoignent une agence spécialisée. La clé : traiter l’UGC comme un véritable métier du marketing digital, avec des process, des contrats et une vision à moyen terme.

