Le sujet des tarifs UGC revient partout : dans les DM Instagram, sur LinkedIn, dans les groupes Discord de créateurs. Certains proposent des vidéos à 50 €, d’autres à 500 €, et au milieu, des marques qui ne savent plus quoi penser. L’UGC est devenu un langage à part entière entre les marques et leurs communautés, mais la question de l’argent reste floue, presque taboue. Comment poser un prix sur une vidéo tournée dans un salon, un témoignage spontané, un geste de tous les jours filmé en format vertical ? Ce guide explore ce flou, sans promesse magique, mais avec une grille de lecture concrète pour que tu puisses fixer des tarifs qui respectent à la fois ton travail, ton temps et la réalité du marché.
En 2026, les repères se précisent : les vidéos UGC se négocient souvent entre 150 € et 300 € pour un format standard, avec un prix moyen autour de 200–220 €, mais ces chiffres n’ont de sens que si l’on comprend ce qu’ils recouvrent : droits, usages, complexité, diffusion. Ce qui pèse vraiment sur le tarif, c’est moins le nombre de secondes tournées que la valeur générée : capacité à convertir, à rassurer, à nourrir une stratégie paid ou organique sur plusieurs mois. Plutôt que de chercher « le bon tarif » unique, ce guide t’invite à construire ton système de prix comme une architecture : claire, évolutive, alignée sur ton niveau et sur les besoins des marques avec lesquelles tu collaboreras.
En bref
- Une vidéo UGC standard se situe souvent entre 150 € et 300 €, avec une moyenne autour de 212 € selon la complexité, la durée et la plateforme ciblée.
- Les principaux facteurs de prix : niveau du créateur, complexité du tournage, montage, cession de droits et durée d’utilisation, usages organiques vs publicitaires.
- Les marques ne paient pas juste une vidéo, mais un trio : temps + expertise marketing + capacité à générer de la confiance et des résultats.
- Les plateformes UGC peuvent ajouter des coûts (commissions, gestion de campagne) mais aussi clarifier les grilles tarifaires pour tout le monde.
- La tarification idéale : une base claire, des options (add-ons) transparentes, et une négociation ancrée sur la valeur, pas seulement sur le nombre de vues.
Comprendre la valeur d’un contenu UGC avant de parler tarif en 2026
Avant de sortir une grille tarifaire, il est utile de comprendre ce qui se cache derrière une « simple » vidéo tournée au smartphone. L’UGC n’est pas seulement un format ; c’est un levier de confiance. Quand une marque achète un contenu UGC, elle achète un regard, une façon de raconter, une énergie qui passe à travers l’écran. C’est cette dimension invisible qui justifie des tarifs parfois bien supérieurs à ce que laisse croire la simplicité apparente du tournage.
On le voit dans les chiffres : une vidéo UGC bien pensée peut générer un taux de clic ou de conversion supérieur à celui d’une publicité ultra produite. Les marques ne viennent pas chercher un motion design parfait, mais un langage proche du quotidien de leurs clients. C’est ce décalage entre apparente simplicité et impact réel qui crée souvent la confusion sur les prix. Sans ce changement de regard, les tarifs finissent écrasés vers le bas.
Pourquoi une vidéo filmée au téléphone peut valoir 250 € (ou plus)
Une vidéo UGC à 200–250 € n’est pas qu’une minute de tournage. Elle concentre plusieurs couches de travail, même si tout se passe dans une chambre, une cuisine ou un coin de salon. Avant même de filmer, il y a de la réflexion : comprendre la marque, intégrer son univers, décoder son audience, reformuler un message en langage naturel. Cette phase de préparation stratégique n’est pas toujours visible, mais elle fait basculer un contenu banal en vidéo performante.
Ensuite vient le tournage, souvent répété plusieurs fois pour trouver le bon ton, le bon rythme, le bon regard caméra. Puis le montage, l’optimisation pour la plateforme (sous-titres, cadrage, durée, hooks). Une vidéo UGC facturée 200 € peut représenter facilement 2 à 4 heures de travail complet. En ramenant au taux horaire, la perspective change totalement.
- Temps invisible : lecture du brief, recherches, prise en main du produit.
- Temps de création : écriture du script, tournage, retours, retakes.
- Temps technique : montage, export, adaptation aux formats, upload.
Voici un aperçu simplifié de ce que couvre réellement un tarif UGC « standard » :
| Élément | Temps moyen | Impact sur le tarif |
|---|---|---|
| Lecture du brief & compréhension de la marque | 30 à 45 min | Base stratégique, influence la pertinence du message |
| Écriture du script / outline | 30 à 60 min | Qualité du storytelling et clarté de l’offre |
| Tournage (prises multiples) | 45 à 90 min | Fluidité, naturel, crédibilité à l’écran |
| Montage & sous-titres | 60 à 90 min | Rétention, rythme, performance en ads |
| Exports, livrables, envoi | 15 à 30 min | Qualité technique et compatibilité plateforme |
Pour les marques comme pour les créateurs, comprendre cette « cartographie du temps » aide à sortir des discussions floues du type « C’est juste une vidéo TikTok, non ? ». Fixer un prix UGC, c’est d’abord reconnaître tout ce qu’il y a autour de la minute publiée.
Des signaux qui montrent que ton UGC a une vraie valeur de marché
Beaucoup de créateurs démarrent en bradant leurs vidéos, parfois à 50 € ou 80 €, par peur de perdre le deal. Pourtant, certains signaux indiquent très clairement que le contenu créé mérite davantage. Lorsque plusieurs marques reviennent vers toi, qu’elles te confient des campagnes plus ambitieuses, ou que tes vidéos deviennent leurs meilleures creatives en ads, c’est un signe que ton UGC n’est pas « interchangeable ».
Les marques, elles, repèrent vite les créateurs qui comprennent les logiques de conversion, qui savent intégrer un call-to-action naturel, ou adapter le ton à un public précis. Ces compétences ne sont pas juste « créatives », elles sont marketing. Et elles doivent être prises en compte au moment de parler prix.
- Si une marque réutilise ton contenu pendant des mois, sa valeur dépasse largement le coût initial.
- Si tes vidéos font baisser le coût par acquisition, ton rôle dépasse celui d’« exécutant créatif ».
- Si ton style est reconnaissable, tu apportes aussi une part de branding Ă la marque.
Le cœur de la réflexion, ici, tient en une phrase : le tarif d’un contenu UGC ne reflète pas uniquement ce qu’il coûte à produire, mais surtout ce qu’il peut rapporter en visibilité, en image et en ventes.

Repères de prix UGC en 2026 : fourchettes, exemples et grilles concrètes
Une fois la valeur mieux comprise, vient la question qui brûle vraiment les lèvres : combien facturer concrètement une vidéo, un pack, une série de contenus ? Les études de marché et retours d’agences montrent une moyenne située autour de 200 à 220 € pour une vidéo UGC standard, avec des variations entre 100 € et 500 € selon le niveau et les conditions. Ces chiffres ne sont pas une loi, mais des points de repère pour t’aider à te situer.
Imaginons Alex, créateur UGC qui commence à travailler avec une marque de soins pour la peau. La marque lui demande 3 vidéos verticales, formats courts, destinées à être testées en publicités sur Meta et TikTok. Sans grille claire, Alex risque de sortir un prix « au feeling », oscillant entre peur de surcharger et peur de sous-facturer. Avec des repères de marché, il peut structurer une offre plus juste, et la défendre sereinement.
Les grandes fourchettes de tarifs UGC en 2026
Les tarifs UGC varient selon l’expérience du créateur, le marché ciblé (local, national, international), le type de livrables et les droits associés. On peut toutefois dégager quelques tranches courantes. Elles ne représentent pas un standard absolu, mais une photographie réaliste du terrain.
- Créateurs débutants : priorité à l’expérience, tickets d’entrée plus bas mais à cadrer pour éviter le dumping.
- Créateurs intermédiaires : portfolio fourni, premiers résultats en ads, capacité à conseiller les marques.
- Créateurs avancés : forte demande, lourds enjeux publicitaires, approche quasi-consulting.
| Niveau du créateur UGC | Prix moyen par vidéo | Contexte typique |
|---|---|---|
| Débutant | 100 € – 150 € | Premières collaborations, droits limités, usage organique |
| Intermédiaire | 150 € – 300 € | Campagnes test ads, pack de plusieurs vidéos, premiers résultats chiffrés |
| Avancé / très demandé | 300 € – 500 € et + | Campagnes à fort budget media, cession élargie, rôle de conseil |
La moyenne autour de 212 € citée dans plusieurs études est un bon repère pour une vidéo standard (script simple, tournage chez le créateur, montage léger, droits limités dans le temps). À partir de cette base, tout s’ajuste : pack de vidéos, formats supplémentaires, hooks alternatifs.
Différence entre vidéo UGC « simple » et pack stratégique
Une erreur fréquente consiste à proposer un tarif à l’unité, comme si chaque vidéo était isolée du reste de la campagne. Or, les marques ont souvent besoin de variations : plusieurs hooks pour A/B test, plusieurs angles (tutoriel, témoignage, unboxing), plusieurs formats pour s’adapter aux plateformes. Regrouper ces besoins dans des offres packagées permet de créer une tarification plus fluide pour tout le monde.
Reprenons Alex. Plutôt que de vendre 3 vidéos à l’unité, il peut structurer une offre :
- 1 vidéo UGC principale (storytelling produit + call-to-action).
- 2 variantes de hook (premières secondes modifiées pour tester différentes accroches).
- 1 version courte adaptée aux stories ou aux Reels.
Au lieu de facturer 3 fois 200 €, il peut proposer un pack à 520 € par exemple, incluant droits d’utilisation sur 3 à 6 mois. La marque y gagne en cohérence stratégique, le créateur y gagne en volume et en visibilité tarifaire.
| Type d’offre UGC | Contenu inclus | Fourchette de prix courante |
|---|---|---|
| Vidéo UGC unique | 1 script, 1 tournage, montage simple, droits limités | 150 € – 250 € |
| Pack 3 vidéos | 3 scripts, 3 tournages, montages, variations de hooks | 400 € – 750 € |
| Pack mensuel | 4 à 8 vidéos, optimisation continue, feedbacks réguliers | 800 € – 2 000 € selon droits et volume |
Construire ses prix, ici, c’est organiser un dialogue : comment transformer le besoin flou d’une marque (« on veut de l’UGC qui performe ») en offres tangibles, lisibles, ajustables ? Ce glissement de l’unité vers le pack change profondément la manière d’aborder la négociation.
Exemple chiffré : une campagne UGC test pour une marque e-commerce
Imaginons une marque de compléments alimentaires qui veut tester l’UGC sur Meta Ads. Elle contacte trois créateurs. Chacun propose une grille différente, mais harmonisée autour de la même logique : base + options.
- Créateur A : 1 vidéo = 180 €, pack 3 vidéos = 480 €.
- Créateur B : 1 vidéo = 220 €, pack 3 vidéos = 600 € avec 2 hooks alternatifs.
- Créateur C : 1 vidéo = 250 €, pack 3 vidéos = 700 € + consultation 1 h sur la stratégie de contenus.
La marque ne choisira pas uniquement au prix unitaire. Elle regardera aussi :
- Le fit créatif avec sa cible.
- La clarté des droits d’utilisation (durée, zones géographiques, plateformes).
- Les possibilités de réutilisation des contenus (UGC ads, site web, email, social).
Le prix devient alors un reflet de la valeur globale apportée : contenu, stratégie, accompagnement. C’est cette vision d’ensemble qui fait la différence entre un tarif subi et un tarif assumé.
Les facteurs qui influencent réellement le prix d’un contenu UGC
Derrière chaque devis UGC, il y a un ensemble de paramètres qu’on ne voit pas toujours au premier coup d’œil. Pour une même durée de vidéo, les tarifs peuvent être du simple au triple. Ce n’est pas forcément une question d’ego créatif ; c’est souvent une question de conditions de production, de droits de diffusion et de responsabilité marketing.
Pour clarifier, on peut distinguer au moins cinq grands piliers qui jouent sur les prix : la complexité de la vidéo, la complexité du tournage, la cession de droits, le niveau du créateur et le rôle spécifique de la plateforme. Chaque pilier peut faire glisser le tarif de quelques dizaines à plusieurs centaines d’euros.
Complexité de la vidéo et du montage
Une vidéo face caméra, lumière naturelle, plan fixe, montage léger n’a pas le même coût qu’un contenu impliquant plusieurs scènes, des incrustations de texte travaillées, des changements de tenue, voire des inserts produits ou B-roll tournés dans différents lieux. Là encore, l’illusion de simplicité peut tromper.
- Vidéo simple : un angle, un créateur, un message direct, montage rapide.
- Vidéo intermédiaire : cuts multiples, séquences produit, sous-titres manuels, sound design.
- Vidéo complexe : storytelling multi-scènes, plusieurs lieux, transitions, effets, B-roll riche.
Plus le montage exige du temps et de la précision, plus le tarif doit en tenir compte. Sinon, c’est la qualité ou le temps de repos du créateur qui finit par payer la différence.
| Type de vidéo UGC | Caractéristiques | Impact sur le tarif |
|---|---|---|
| Simple | Face cam, 1 décor, montage basique | Tarif de base, idéal pour contenus test |
| Intermédiaire | Plusieurs plans, inserts produit, texte à l’écran | +20 à +40 % par rapport à la base |
| Complexe | Multi-lieux, effets, B-roll riche | +50 % et plus, voire forfait spécifique |
Complexité du tournage : lieu, matériel, logistique
Un autre facteur souvent sous-estimé : où et comment la vidéo est tournée. Tourner chez soi, en lumière du jour, sans déplacement, n’a pas le même impact logistique que de devoir se rendre dans un spa, un restaurant, un studio ou une boutique physique. Transport, temps de trajet, adaptation aux contraintes du lieu : tout cela doit être intégré aux prix.
Le matériel entre aussi en jeu. Certains créateurs investissent dans des micro-cravates, softbox, trépieds modulables, voire cameras dédiées. Ce n’est pas pour facturer plus « par principe », mais parce qu’ils apportent un niveau de fiabilité visuelle et sonore qui augmente l’efficacité des campagnes.
- Déplacement en ville : temps + frais de transport.
- Lieu spécifique (hôtel, spa, extérieur) : coordination, autorisations, lumière variable.
- Matériel avancé : amortissement et maintenance à intégrer dans le tarif global.
Dans une discussion saine entre marque et créateur, ces éléments sont posés dès le départ. Cela évite les surprises et permet de co-construire un budget réaliste plutôt que de rogner au dernier moment sur la qualité.
Cession de droits : usage organique vs usage publicitaire
La question des droits d’utilisation est sans doute le paramètre le plus sous-estimé, alors qu’il est central. Une chose est de publier un contenu sur un compte de marque pour quelques semaines ; autre chose est de l’utiliser en publicités payantes sur plusieurs plateformes, pendant un an, dans plusieurs pays.
- Usage organique : diffusion sur les réseaux de la marque, sans ads.
- Usage publicitaire : diffusion dans des campagnes payantes, avec budget media.
- Durée des droits : 1 mois, 3 mois, 6 mois, 1 an, voire plus.
| Type de droits | Exemple d’usage | Impact indicatif sur le prix |
|---|---|---|
| Organique, 3 mois | Publication sur Instagram & TikTok de la marque | Inclus dans le tarif de base ou léger supplément |
| Ads, 3 à 6 mois | Campagnes Meta / TikTok avec budget limité | +20 à +50 % sur le tarif de la vidéo |
| Ads, 12 mois et plus | Usage intensif, multi-pays, multi-plateformes | Forfait additionnel ou licence spécifique |
Pour les créateurs, clarifier les droits dès le devis permet d’éviter le sentiment d’injustice quand une vidéo se retrouve des mois plus tard dans des campagnes massives sans rémunération supplémentaire. Pour les marques, c’est un moyen de sécuriser l’usage des assets et de nourrir un partenariat durable.
Niveau du créateur et effet « multi-marques »
Le niveau d’expérience, la demande, la réputation jouent aussi un rôle. Un créateur qui a déjà tourné pour des dizaines de marques et dont les vidéos sont régulièrement les meilleures publicités de leurs comptes ne se positionnera pas au même tarif qu’un profil débutant. Mais l’effet « star de l’UGC » a un revers : si un même visage apparaît pour trop de marques du même secteur, cela peut brouiller les identités et diluer l’impact.
- Un créateur très demandé apporte de la preuve sociale… mais peut aussi perdre en rareté.
- Un créateur en montée offre souvent un excellent rapport valeur/prix, avec un style encore frais.
- La spécialisation (cosmétiques, SaaS, food, sport) peut justifier des tarifs plus élevés.
Pour les marques, la question n’est pas seulement « combien ça coûte », mais « quel type de relation créative veut-on construire, et avec qui ? ».
Comment construire une grille tarifaire UGC claire et alignée
Une fois les facteurs identifiés, reste un défi très concret : transformer tout cela en une grille de prix lisible. Ni floue, ni rigide, mais suffisamment structurée pour que tu puisses répondre rapidement à une demande sans inventer un tarif différent à chaque email. Cette grille devient un outil d’ancrage, autant pour toi que pour les marques.
La clé, c’est souvent de partir d’un prix de base pour une vidéo standard, puis d’ajouter des options clairement formulées : durée supplémentaire, formats additionnels, droits étendus, modifications incluses ou non. Ce système permet de garder un socle simple, tout en laissant de la place à la personnalisation.
Définir ton prix de base UGC
Le prix de base n’est pas choisi au hasard. Il repose sur trois piliers : ton niveau, ton temps, ton marché. L’idée est d’identifier combien d’heures représente pour toi la production d’une vidéo UGC standard, puis de te demander quel taux horaire te semble juste au regard de tes compétences, de ton niveau de vie, de tes charges.
- Temps moyen pour une vidéo (prépa + tournage + montage + échanges).
- Taux horaire minimum souhaité.
- Marche de progression pour les années à venir.
| Exemple de calcul | Durée / Valeur |
|---|---|
| Temps moyen par vidéo | 3 heures |
| Taux horaire souhaité | 50 € / heure |
| Tarif brut minimum | 150 € |
| Ajout pour charges, retours, gestion | +20 Ă +30 % |
| Prix de base conseillé | 180 € – 200 € |
Ce type de calcul ramène la tarification sur un terrain concret, loin des comparaisons floues ou des « on m’a dit que ». Tu peux ensuite ajuster vers le haut ou vers le bas selon la demande, ton expérience et le marché auquel tu t’adresses.
Ajouter des options (add-ons) pour coller aux besoins des marques
Les options permettent d’éviter deux pièges : tout inclure au même prix (et s’épuiser) ou facturer chaque détail au cas par cas (et perdre le fil). En définissant à l’avance quelques add-ons fréquents, tu gagnes en fluidité dans les échanges.
- + X € pour une version courte supplémentaire (Reels/Story).
- + X € pour des hooks alternatifs.
- + X € pour l’extension de droits (par exemple 3 mois → 6 mois).
- + X € pour un tournage hors domicile (selon distance / temps).
Par exemple, si ton prix de base est de 200 € la vidéo, tu peux construire :
- Pack 3 vidéos simples : 540 €.
- Pack 3 vidéos + 3 hooks alternatifs : 620 €.
- Pack mensuel 6 vidéos + 6 hooks + droits ads 6 mois : 1 350 €.
Les marques voient rapidement ce qu’elles gagnent en montant en gamme. Toi, tu sais exactement ce que chaque étape représente en temps et en énergie.
Rendre ta grille de prix lisible et évolutive
Une grille tarifaire n’est pas figée. Elle vit avec toi. Elle peut évoluer tous les 6 à 12 mois selon ton niveau, la demande, les résultats de tes contenus. Tu peux garder une version détaillée pour toi, et une version simplifiée pour les marques ou agences qui te contactent.
| Élément de grille | Conseil de présentation |
|---|---|
| Prix de base | Mentionner « à partir de » pour garder de la flexibilité |
| Packs | Préciser le nombre de vidéos et les droits inclus |
| Options | Lister les plus fréquentes, avec un prix indicatif |
| Droits | Clarifier durée, plateformes, pays concernés |
| Révisions | Indiquer le nombre de retours inclus et le coût supplémentaire |
Au fond, construire une grille tarifaire UGC, c’est une façon de poser un cadre autour de ta créativité. Un cadre qui ne la limite pas, mais qui lui donne un espace clair pour exister. Et si ce cadre devenait lui-même un terrain d’expérimentation, ajusté au fil des campagnes que tu vis ?
Négocier un tarif UGC juste avec les marques et agences
Une fois la grille posée, reste une étape délicate : la négociation. C’est souvent à ce moment que tout peut se déformer : les remises improvisées, les « petits services en plus » non facturés, les deals qui semblaient excitants et qui deviennent lourds. Pourtant, la négociation peut aussi être un espace de co-création, si chacun arrive avec ses contraintes, ses objectifs, et une vraie envie de construire quelque chose de durable.
La plupart des échanges prennent la forme d’un scénario simple : la marque exprime un besoin (plus ou moins clair), le créateur propose une offre, puis commence la danse des ajustements. Apprendre à naviguer ce moment avec calme, clarté et curiosité change tout, autant pour les créateurs que pour les équipes marketing.
Clarifier le besoin avant de parler prix
Une bonne négociation commence rarement par « c’est combien ? ». Elle commence plutôt par « de quoi avez-vous vraiment besoin ? ». Plus le besoin est clarifié en amont, plus il devient facile de proposer un tarif cohérent, plutôt que de sortir un chiffre abstrait.
- Objectif de la campagne (notoriété, conversion, test de messages).
- Nombre de vidéos souhaitées, et sur quelle durée.
- Supports de diffusion (organique, ads, site web, email).
- Durée de la cession des droits.
Une fois ces éléments posés, le prix se justifie par lui-même, puisqu’il vient répondre point par point à un cahier des charges. La discussion se déplace de « c’est trop cher » vers « comment adapter le scope à notre budget ».
Savoir oĂą tu peux ĂŞtre flexible (et oĂą tu ne peux pas)
Tout ne se négocie pas au même niveau. Un tarif UGC peut s’ajuster, mais pas au prix de ta santé, de ton temps ou de ton respect de base pour ton travail. Identifier à l’avance tes marges de manœuvre te permet d’entrer en discussion sans te perdre.
- Flexible sur : le nombre de vidéos, la forme du pack, le calendrier de tournage.
- Peu flexible sur : ton prix minimum par vidéo, la durée maximale de droits sans supplément.
- Non négociable : les valeurs éthiques (secteurs refusés, messages trompeurs, etc.).
| Zone | Exemple | Approche en négociation |
|---|---|---|
| Flexible | Passer de 4 à 3 vidéos pour rentrer dans le budget | Proposer un ajustement de pack plutôt qu’une forte remise |
| Peu flexible | Tarif minimum à 150–180 € / vidéo | Expliquer calmement le temps et la valeur générés |
| Non négociable | Refus de secteurs sensibles | Énoncer clairement tes limites, sans jugement |
Ce qui apaise souvent la négociation, c’est la transparence : montrer qu’un tarif n’est pas arbitraire, mais le reflet d’un temps, d’une expertise, d’une responsabilité créative.
Ancrer la discussion sur la valeur, pas seulement sur le coût
Beaucoup de créateurs ressentent une pression lorsqu’une marque les compare à des prix plus bas trouvés ailleurs. Plutôt que de se défendre, il est possible de réorienter la conversation : « comprenons ensemble ce qui se cache derrière ces écarts ». La valeur d’un contenu ne se joue pas seulement sur le montant facturé, mais sur sa capacité à générer :
- Des clics qualifiés.
- Des ventes visibles dans le tableau de bord.
- Une amélioration de la perception de marque.
Les équipes marketing, surtout les plus data-driven, savent à quel point une bonne créative UGC peut faire baisser un coût par acquisition. Discuter tarifs, c’est aussi parler de ces chiffres-là . Dans ce dialogue, chacun apprend : le créateur affine ses offres, la marque clarifie ses attentes. Et si la question suivante devenait le fil rouge de chaque négociation : comment fixer un prix qui respecte autant l’humain derrière la caméra que les objectifs chiffrés de la campagne ?
Quel est le tarif moyen d’une vidéo UGC en 2026 ?
Les observations de terrain montrent une moyenne autour de 200 à 220 € pour une vidéo UGC standard : script simple, tournage chez le créateur, montage léger et droits d’utilisation limités dans le temps. Selon le niveau du créateur, la complexité de la vidéo et l’étendue des droits (surtout en publicités payantes), cette fourchette peut varier de 100 € pour un profil débutant à 500 € et plus pour des créateurs expérimentés impliqués dans des campagnes à fort enjeu.
Comment savoir si mes tarifs UGC sont trop bas ?
Des tarifs sont probablement trop bas si tu passes plusieurs heures par vidéo (prépa, tournage, montage, échanges) pour un revenu qui, une fois ramené à l’heure, descend sous ton seuil de confort ou sous le niveau d’un job salarié débutant. Autre signal : si des marques réutilisent ton contenu pendant des mois en ads, ou reviennent systématiquement vers toi avec des budgets identiques sans jamais discuter d’augmentation, c’est souvent que la valeur générée dépasse largement le montant facturé.
Faut-il facturer plus cher quand une vidéo UGC est utilisée en publicité ?
Oui. L’usage publicitaire implique souvent un budget media derrière la vidéo, une diffusion plus large et un impact direct sur les ventes. Il est donc cohérent de prévoir un supplément pour la cession de droits en ads, généralement sous forme de pourcentage supplémentaire (+20 à +50 % selon la durée et l’ampleur de la diffusion) ou de forfait spécifique si la marque veut utiliser le contenu sur plusieurs mois ou régions.
Comment présenter mes tarifs UGC à une marque sans la faire fuir ?
L’important est de proposer une structure claire et lisible : un prix de base par vidéo, quelques packs (3 vidéos, pack mensuel) et des options simples (droits prolongés, formats supplémentaires, hooks alternatifs). En expliquant brièvement ce que couvre chaque offre – temps de travail, expertise, droits – tu transformes le tarif en outil de compréhension plutôt qu’en mur opaque. L’objectif n’est pas d’impressionner, mais de montrer que ta tarification est réfléchie et alignée sur la valeur que tu apportes.
Est-il possible de démarrer avec des tarifs plus bas puis les augmenter ?
Oui, à condition de le faire de manière consciente et progressive. Beaucoup de créateurs commencent avec des prix plus accessibles pour se construire un portfolio, puis ajustent leurs tarifs tous les 6 à 12 mois en fonction de leur expérience, de la demande et des résultats de leurs contenus. L’essentiel est de communiquer ces évolutions clairement aux marques avec lesquelles tu travailles, en expliquant que tes prix suivent ton niveau de service, la qualité de tes livrables et la valeur générée en campagne.

