Les campagnes UGC qui marquent vraiment ne ressemblent plus à des pubs, mais à des fragments de vie captés au bon moment. En 2025, cinq campagnes se détachent nettement : elles mélangent créativité brute, stratégie maîtrisée et une compréhension fine de ce que les gens ont envie de voir, de partager, d’incarner. Elles ne misent pas sur le « buzz » à tout prix, mais sur des histoires simples, alignées avec les valeurs de leurs communautés. Elles révèlent surtout une chose : quand les marques acceptent de laisser un peu de lumière aux créateurs, le marketing cesse d’être un monologue pour devenir un dialogue vivant.
À travers ces exemples, se dessine une tendance forte : la preuve sociale devient visuelle, l’authenticité dépasse la performance pure, et les réseaux sociaux sont utilisés comme de vrais moteurs de recherche émotionnels. Entre vidéos courtes tournées au smartphone, témoignages sincères, défis créatifs et campagnes caritatives, ces projets montrent comment l’UGC peut à la fois nourrir la stratégie et respecter l’humain derrière chaque vue. Si tu cherches à comprendre comment transformer des clients, des abonnés ou des fans en véritables conteurs de marque, ces campagnes offrent un terrain d’observation précieux et très concret.
En bref
- Les 5 campagnes UGC phares de 2025 misent sur l’authenticité, la co-création et la confiance plutôt que sur la simple visibilité.
- Les preuves visuelles (photos, vidéos, formats courts) pèsent lourd dans la décision d’achat et peuvent booster les ajouts au panier jusqu’à 50 %.
- Les réseaux sociaux deviennent des moteurs de recherche où l’on découvre des marques via des contenus clients, des hashtags et des défis.
- Les consommateurs se transforment en ambassadeurs dès qu’on leur donne un rôle actif dans le storytelling, via concours, votes ou missions créatives.
- L’IA et l’UGC avancent main dans la main pour modérer, analyser, personnaliser et diffuser les contenus sur tous les canaux, sans écraser l’intuition humaine.
Campagne UGC « Red Cup » : quand un simple objet devient un symbole de communauté
Parmi les campagnes UGC qui ont encore fait parler d’elles en 2025, la plus emblématique reste sans doute la fameuse opération autour du gobelet rouge, reprise, réinventée, amplifiée par une grande chaîne de cafés. À l’origine, l’idée est d’une simplicité presque désarmante : inviter les clients à partager des photos créatives de ce gobelet devenu iconique, en le plaçant dans leur quotidien, leurs rituels, leurs villes. Mais derrière cette apparente légèreté se cache une mécanique fine qui mélange codes de marque extrêmement reconnaissables et liberté totale de création côté utilisateur.
Ce qui fait la force de cette campagne, ce n’est pas seulement le volume de participations, mais la densité émotionnelle des contenus. Chaque photo raconte un petit bout d’histoire : une promenade d’hiver, une session de travail au café, un trajet de train très tôt le matin. Les participants ne « montrent » pas un produit, ils montrent un moment de vie où ce produit s’invite naturellement. C’est là que l’UGC devient puissant : quand l’objet ne prend pas le dessus sur la scène, mais s’y intègre comme un détail signifiant.
- Hashtag simple et mémorisable pour centraliser les contributions et rendre la participation fluide.
- Récompense claire mais accessible (quelques gagnants, dotation financière ou cartes cadeaux, visibilité sur le compte de la marque).
- Liberté de ton et de style : photos posées, instantanés, mises en scène artistiques, tout est accepté tant que le gobelet est présent.
- Réutilisation des UGC dans les vitrines digitales, newsletters, stories, ce qui renforce la fierté des contributeurs.
En parallèle, l’équipe marketing a exploité les tendances clés de l’année : formats courts pour présenter les meilleures participations, recaps vidéo montés comme des mini-clips, et intégration des contenus dans les recommandations produits de l’app mobile. Les avis illustrés par des photos réelles se sont révélés trois fois plus crédibles que des visuels officiels. Quand les utilisateurs voient un gobelet dans une main, dans une rue, avec une vraie météo, ils projettent instantanément leur propre expérience.
| Élément de la campagne | Objectif principal | Impact observé |
|---|---|---|
| Hashtag dédié | Centraliser et suivre les UGC | Des milliers de contenus facilement repérables |
| Concours photo | Stimuler la créativité et la participation | Engagement massif sur Instagram et TikTok |
| Repartage des meilleurs posts | Valoriser la communauté | Ambassadeurs spontanés de la marque |
| Intégration dans l’app | Renforcer le lien avec le programme de fidélité | Hausse du taux de retour en boutique et en click & collect |
Ce type de campagne montre aussi à quel point les réseaux sociaux fonctionnent désormais comme des moteurs de recherche expérientiels. Une personne qui tape le hashtag découvre non seulement la marque, mais aussi la façon dont elle se vit dans le réel. C’est un point clé pour toute agence UGC : penser chaque campagne comme une future bibliothèque d’expériences dans laquelle les prospects viendront piocher avant d’acheter.
Et de ton côté, comment pourrais-tu transformer un simple objet de ton univers en symbole vivant, facile à s’approprier, que ta communauté aurait envie de photographier sous toutes les lumières ?

Campagne UGC caritative #AerieREAL : la preuve que la vulnérabilité peut devenir une force marketing
Une autre campagne emblématique, souvent citée comme référence en 2025, est la démarche d’une marque de lingerie et de swimwear autour du hashtag #AerieREAL. Ici, l’UGC n’a pas été utilisé seulement pour vendre des produits, mais pour soutenir une cause sensible : l’acceptation du corps et la lutte contre les troubles alimentaires. La marque a invité sa communauté à partager des photos non retouchées, en maillot, avec le hashtag officiel. Pour chaque publication, une somme était reversée à une association engagée sur ces thématiques.
Ce qui est frappant, c’est la façon dont la campagne a inversé le rapport de force traditionnel entre marque et audience. Plutôt que de montrer des corps « parfaits » en studio, elle a fait le choix de rendre visibles des silhouettes variées, avec leurs marques, leurs nuances, leurs histoires. Les participantes ne se contentaient pas d’être des figurantes dans le récit de la marque ; elles devenaient la matière même de ce récit. Et ce changement de posture a profondément nourri la confiance.
- Alignement clair entre cause et produit : maillots de bain, image corporelle, association spécialisée.
- Appel à la vulnérabilité maîtrisée : poster une photo de soi en maillot, non retouchée, demande du courage.
- Impact mesurable : chaque post = un don, ce qui rend le geste concret et vérifiable.
- Résonance communautaire : les participantes se soutiennent mutuellement dans les commentaires.
Cette campagne illustre aussi une autre tendance structurelle : la durabilité avant la viralité. L’objectif n’était pas de provoquer un effet feu d’artifice de quelques jours, mais de construire une image de marque cohérente avec un combat social. Au fil du temps, les contenus créés par les clientes ont constitué un corpus solide de preuves visuelles que le discours de la marque ne se limitait pas à un slogan. Pour une génération très attentive à l’authenticité, cette continuité compte plus que n’importe quel spot premium.
| Dimension UGC | Rôle dans la campagne | Bénéfice pour la marque |
|---|---|---|
| Photos non retouchées | Montrer des corps réalistes | Renforcement de la crédibilité et de la proximité |
| Hashtag militant | Fédérer un mouvement | Positionnement différenciant face aux concurrents |
| Don par post | Relier UGC et impact concret | Légitimité de l’engagement social |
| Stories de témoignages | Mettre en avant les récits personnels | Connexion émotionnelle durable avec la communauté |
L’UGC prend ici une dimension presque thérapeutique. Chaque photo partagée devient un acte de résistance face aux injonctions esthétiques, mais aussi un acte de soutien envers les autres. On sort de la logique « montre ton produit préféré » pour entrer dans « montre-toi comme tu es, tu es bienvenue ici ». Pour beaucoup de marques, c’est un shift culturel : accepter de ne plus tout contrôler, de laisser entrer l’imprévu, parfois l’imperfection, dans le cadre.
Les marketeurs qui observent cette campagne apprennent une chose essentielle : les contenus générés par les utilisateurs ne servent pas uniquement les indicateurs de performance. Ils peuvent aussi servir la santé mentale, l’inclusivité, le sentiment d’appartenance. Et c’est souvent ce terrain-là qui, paradoxalement, construit la performance la plus solide sur le long terme. Alors, quelle cause profonde ta marque pourrait-elle soutenir sans se travestir, en donnant de l’espace à la voix de ta communauté ?
Campagne UGC « Do Us A Flavor » : co-création produit et storytelling participatif
Du côté des marques alimentaires, une campagne reste un cas d’école pour comprendre comment l’UGC peut s’intégrer directement dans l’innovation produit : l’opération « Do Us A Flavor » d’un grand fabricant de chips, régulièrement réactivée et repensée jusqu’en 2025. Le principe : demander au public d’imaginer de nouvelles saveurs, de leur donner un nom, voire de proposer un design de paquet. Les meilleures idées sont ensuite testées sur le marché, et les consommateurs sont invités à voter pour leur préférée.
Dans cette campagne, le client ne se contente plus de commenter un produit existant, il prend part au processus créatif. Et cette dimension change tout. L’UGC n’est pas un habillage marketing rajouté après coup, mais un matériau stratégique qui nourrit la R&D. L’algorithme des réseaux sociaux devient alors un immense labo d’études qualitatives, où les insights remontent en temps réel : quelles saveurs font rêver, quels noms déclenchent le sourire, quels visuels suscitent le partage.
- Formulaire simple pour proposer une saveur (3 ingrédients max + nom + visuel).
- Étape de sélection par un jury mêlant experts et représentants du public.
- Mise en rayon des finalistes dans les magasins physiques et en e-commerce.
- Vote ouvert sur les réseaux sociaux et via SMS pour élire la saveur gagnante.
Ce format met aussi en lumière une tendance évoquée par les études sur l’UGC en 2025 : près de la moitié des décisions d’achat sont influencées par des communautés ou ambassadeurs, et non plus seulement par des célébrités isolées. En donnant un rôle à chacun, la marque crée un sentiment de copropriété autour du produit. Certains participants parlent même de « nos chips » et non plus « leurs chips ». Ce détail langagier en dit long sur la qualité du lien.
| Étape | Type d’UGC | Effet sur l’audience |
|---|---|---|
| Soumission des idées | Textes, visuels, noms de saveurs | Sentiment de contribution et de jeu créatif |
| Annonce des finalistes | Vidéos de présentation, réactions des créateurs | Curiosité et discussions en ligne |
| Vote public | Posts, stories, hashtags dédiés | Mobilisation des communautés locales et nationales |
| Lancement de la saveur gagnante | Photos clients, tests vidéo, avis | Preuve sociale massive et envie de goûter |
Ce genre de campagne est aussi une réponse habile à la transformation des réseaux sociaux en moteurs de recherche. Un utilisateur qui tape le nom de la campagne ou du hashtag tombe sur un flux de contenus créés par des gens comme lui : essais maison, dégustations à l’aveugle, comparatifs entre anciennes et nouvelles saveurs. Ces micro-vidéos, souvent tournées au smartphone, fonctionnent presque comme des mini-fiches produit incarnées.
Pour les marques et les créateurs qui regardent ça de l’extérieur, la question devient : comment intégrer l’UGC au cœur du produit, dès la conception, plutôt que de l’ajouter en fin de parcours comme une couche décorative ?
Campagne UGC de voyage : transformer chaque client en éclaireur de destination
Les acteurs du voyage et de l’hôtellerie ont, eux aussi, compris depuis longtemps la puissance des contenus générés par leurs clients. Un exemple particulièrement parlant en 2025 : une campagne photo d’une plateforme de réservation qui a invité les voyageurs à partager leur « moment préféré » dans un hôtel, avec un hashtag unique. Le deal était simple : une photo par séjour, une chance de gagner un budget voyage, et, surtout, la possibilité de voir son cliché mis en avant dans les vitrines digitales de la marque.
Ce qui rend ce type de campagne si efficace, c’est la nature même du produit. Quand on réserve un hôtel, on ne cherche pas seulement un lit, mais une ambiance, une lumière, une vue, une sensation. Les photos officielles peuvent donner une idée, mais les images captées par les voyageurs racontent une vérité plus nuancée : la réalité de la chambre à 7h du matin, la piscine un jour de pluie, le petit-déjeuner dans une tasse ébréchée mais pleine de charme. C’est ce grain de réalité qui rassure – ou alerte – les futurs clients.
- Hashtag de destination ou de campagne pour relier lieu et expérience.
- Participation accessible : une simple photo prise pendant le séjour suffit.
- Récompense alignée : un futur voyage, un surclassement, une nuit offerte.
- Curations régulières des meilleurs contenus sur le site et les réseaux.
Les chiffres le confirment : les avis enrichis de photos sont perçus comme trois fois plus fiables que les descriptions écrites par les marques. Quand une personne voit dix photos différentes d’une même chambre, sous des angles inattendus, elle se fait une opinion plus nuancée, donc plus solide. Pour la marque, cela signifie moins de déceptions, moins de retours irrités, mais aussi davantage de réservations qualifiées.
| Type de contenu voyageur | Usage par la marque | Impact sur la conversion |
|---|---|---|
| Photo de chambre | Galerie UGC sur la fiche hôtel | Rassurer sur la réalité du lieu |
| Story Instagram | Mise en avant en highlight « Guests » | Donner le ton de l’expérience |
| Vidéo courte (reel, TikTok) | Ads UGC en retargeting | Augmenter les ajouts au panier de séjours |
| Avis texte + photo | Section « ce que disent les voyageurs » | Construire la preuve sociale |
Les réseaux sociaux prenant le rôle de moteurs de recherche, une part importante des voyageurs découvre désormais une destination via un reel, un TikTok ou un carrousel Pinterest avant même de lire un article de blog. Les marques de voyage qui l’ont compris ne cherchent plus seulement à produire leurs propres contenus, mais à orchestrer ceux de leurs clients : encourager le tag, proposer des cadres ou stickers de marque, créer des playlists de lieux à stories.
Pour un créateur de contenu freelance dans l’UGC, ces campagnes voyage sont aussi un terrain d’expression privilégié. Elles permettent de tester différents angles narratifs – slow travel, workation, city-break – et de montrer aux marques qu’un storytelling authentique peut faire naître l’envie de partir bien plus sûrement qu’une brochure parfaite. À toi de voir : quels moments de ton expérience ou de celle de tes clients mériteraient d’être captés comme des éclats de lumière à partager ?
Campagne UGC TikTok & vidéos courtes : l’art de capter l’attention en moins de 10 secondes
Impossible de parler des campagnes UGC qui cartonnent sans évoquer TikTok et les vidéos ultra-courtes. En 2025, plusieurs marques ont réussi à transformer des défis créatifs en véritables leviers de vente, en s’appuyant presque exclusivement sur des contenus créés par leur communauté. L’une des plus marquantes : une campagne autour d’un produit cosmétique, invitant les utilisateurs à filmer leur routine « avant / après » en 8 à 12 secondes, avec un son de marque reconnaissable.
La marque a posé un cadre simple : montrer le produit dans un contexte quotidien, filmer un geste précis (application, rinçage, révélation du résultat), utiliser un hashtag dédié et le son officiel. Rien de lourd, rien de scénarisé à l’excès. Résultat : une mosaïque de vidéos ultra-variées – salles de bains minimalistes, chambres d’ado, hôtels de luxe – qui donnent l’impression de feuilleter un album de vies parallèles reliées par le même rituel.
- Format court pensé pour le scroll rapide et la consommation mobile.
- Sound branding avec un son ou une musique associée à la marque.
- Défi simple à relever sans matériel professionnel.
- Réutilisation en ads UGC pour amplifier les contenus les plus performants.
Les études montrent qu’une vidéo produit peut augmenter les ajouts au panier jusqu’à 50 % quand elle est perçue comme authentique. Autrement dit, quand on sent que la personne filme dans sa vraie salle de bains, avec sa vraie lumière, ses vraies réactions. L’enjeu pour la marque n’est donc pas de lisser le contenu, mais d’identifier, avec l’aide parfois de l’IA, quels UGC déclenchent le plus de commentaires, de partages, de watch time, puis de construire ses campagnes paid autour de ces pépites.
| Élément clé | Rôle dans la campagne TikTok | Résultat typique |
|---|---|---|
| Hashtag challenge | Lancer et suivre le mouvement | Des milliers de vidéos dérivées |
| Son de marque | Créer la mémorisation auditive | Association immédiate dès les premières notes |
| Créateurs micro-influenceurs | Donner l’impulsion initiale | Engagement plus qualifié qu’avec des méga-stars |
| Montage rapide | S’adapter au rythme du scroll | Rétention élevée sur les 3 premières secondes |
L’autre mouvement intéressant concerne l’émergence des avis audio et des formats hybrides. Certaines marques commencent à tester des vidéos où le visage n’apparaît pas, mais où l’on entend la voix de l’utilisateur commenter l’expérience, sur fond d’images du produit en situation. Ce format joue sur une autre corde : la confiance dans le timbre, les hésitations, les rires. Une forme d’UGC plus douce, presque intime, qui complète le flux ultra-visuel du feed.
En filigrane, une question à se poser quand on conçoit une campagne UGC vidéo : comment faire en sorte que chaque contenu créé ne soit pas seulement « vu », mais aussi ressenti ? Parce que ce sont ces sensations, fugaces mais réelles, qui, ensuite, se transforment en clics, en paniers, en fidélité.
Campagne UGC multi-canal : quand l’IA aide à diffuser, sans étouffer l’humain
La dernière grande tendance visible à travers les campagnes gagnantes de 2025, c’est la capacité à faire voyager les UGC d’un canal à l’autre. Certaines marques ont conçu de véritables « écosystèmes UGC » où une photo postée sur Instagram peut se retrouver, quelques jours plus tard, sur une fiche produit, dans une newsletter, sur une borne en magasin ou dans une publicité télé enrichie de témoignages. Pour orchestrer ce ballet, l’IA joue un rôle discret mais puissant.
L’enjeu n’est pas de remplacer la créativité humaine, mais de l’augmenter. Face à des milliers de contenus générés chaque semaine, une marque a besoin de filtres : repérer les UGC les plus engageants, détecter les faux avis, modérer les propos toxiques, traduire automatiquement certains témoignages pour une diffusion internationale. En coulisses, des solutions d’IA analysent les signaux faibles (temps de visionnage, commentaires, partages) et suggèrent aux équipes marketing quels contenus mettre en avant, sur quel canal, pour quelle audience.
- Modération automatisée pour sécuriser les espaces d’expression.
- Analyse de performance pour repérer les UGC les plus puissants.
- Traduction et adaptation des contenus à différents marchés.
- Syndication multi-canal : site, réseaux sociaux, email, point de vente.
Les études indiquent qu’une large majorité des marketeurs utilise déjà des outils d’automatisation pour diffuser les contenus à grande échelle. Mais ceux qui se démarquent sont ceux qui gardent une couche de relecture humaine : s’assurer que l’UGC sélectionné respecte les valeurs de la marque, demander le consentement clair des créateurs, vérifier que les messages restent cohérents dans le temps. C’est là que se situe l’équilibre entre performance et respect.
| Canal | Type d’UGC syndiqué | Objectif principal |
|---|---|---|
| Site e-commerce | Avis + photos clients | Rassurer et augmenter le taux de conversion |
| Réseaux sociaux | Reposts, vidéos clients, défis | Engager et recruter de nouveaux publics |
| Newsletter | Focus sur une histoire client | Renforcer la relation et l’attachement à la marque |
| Magasins physiques | Écrans avec UGC, avis imprimés | Relier l’expérience online et offline |
Ce mouvement multi-canal résonne particulièrement pour les agences spécialisées en UGC et pour les créateurs freelances. Un seul contenu bien pensé peut vivre plusieurs vies, toucher différentes audiences, sous différents angles. Ce n’est plus « une vidéo pour un réseau », mais une matière vivante, adaptable, qui circule. À condition de rester attentif à l’intention initiale du créateur : dans quel contexte ce contenu a-t-il été produit ? Que veut-il transmettre ? Comment l’adapter sans le dénaturer ?
En observant ces campagnes, une piste se dessine : et si la prochaine étape de ta stratégie UGC consistait, non pas seulement à générer plus de contenus, mais à mieux faire circuler ceux qui existent déjà , en respectant leur âme d’origine ?
Comment une marque peut-elle lancer sa première campagne UGC sans gros budget ?
La première étape consiste à clarifier un angle simple : un objet, un geste, un moment de vie à capturer. Ensuite, il est possible de lancer un appel sur les réseaux en proposant une petite récompense alignée (produit offert, visibilité, code promo). L’important est de définir un hashtag clair, d’expliquer comment participer et de repartager régulièrement les contributions pour nourrir le mouvement. Même avec peu de moyens, une marque peut déjà transformer ses clients en co-créateurs si le thème proposé résonne avec leur quotidien.
Quelle est la différence entre UGC spontané et UGC rémunéré avec des créateurs ?
L’UGC spontané vient naturellement des clients et abonnés, sans rémunération directe, souvent motivés par l’amour du produit ou le plaisir de partager. L’UGC rémunéré implique des créateurs ou freelances payés pour produire du contenu au style authentique, mais dans un cadre défini avec la marque. Les deux approches sont complémentaires : le spontané nourrit la preuve sociale et la crédibilité, le rémunéré permet de répondre à des besoins précis de formats, de messages ou de plateformes.
Comment mesurer l’impact réel d’une campagne UGC ?
L’impact se mesure à plusieurs niveaux : quantitatif (volume de contenus générés, vues, partages, taux de clics), qualitatif (ton des commentaires, perception de la marque, alignement avec les valeurs) et business (taux de conversion, ajouts au panier, réachat). Il est utile de définir dès le départ quelques indicateurs clés : nombre de participations, taux d’utilisation des hashtags, pourcentage d’UGC réutilisés dans les assets marketing, évolution de la confiance perçue dans les enquêtes clients.
Faut-il toujours offrir des récompenses pour encourager l’UGC ?
Les récompenses peuvent accélérer la participation, mais ne sont pas indispensables. Certaines communautés créent du contenu par pur attachement à la marque ou par désir de partager une expérience. Quand des récompenses sont proposées (concours, cadeaux, dons à une association), elles doivent rester cohérentes avec l’univers de la marque et ne pas pousser à la manipulation. L’essentiel est de valoriser les créateurs : repartage, mentions, réponses personnalisées, intégration dans des campagnes officielles.
Comment éviter que l’UGC devienne une simple mode dans une stratégie marketing ?
Pour que l’UGC reste pertinent, il doit être intégré à la stratégie globale de la marque, pas utilisé comme un gadget ponctuel. Cela implique d’identifier à quels moments du parcours client il apporte le plus de valeur (découverte, comparaison, décision, fidélisation), de prévoir des espaces durables pour l’accueillir (fiches produits, pages communauté, highlights) et d’entretenir une relation continue avec les créateurs. Tant que l’UGC est vu comme un langage entre la marque et les gens, et non comme une astuce de plus, il garde tout son sens.

