Parfois, l’envie de créer arrive comme une petite lumière qui clignote au fond de l’écran. Tu scrolles, tu vois des vidéos UGC pour des marques de skincare, de cafés, d’apps mobiles… et une question s’invite : « Et si c’était possible, pour toi aussi, de créer ce type de contenus sans matos pro ni notoriété ? » L’univers de l’UGC peut sembler technique, réservé à quelques initiés ou à celles et ceux qui ont déjà « percé » sur TikTok ou Instagram. En réalité, c’est souvent l’inverse : beaucoup de créateurs UGC commencent dans leur salon, avec leur téléphone et une curiosité sincère pour les marques qu’ils aiment.
Ce texte t’invite à apprivoiser cette pratique sans pression, comme on apprendraient un nouveau langage créatif. On y parle d’appel créatif, d’équilibre entre intuition et stratégie, de premier portfolio bricolé avec les moyens du bord, d’approches concrètes pour parler aux marques sans se travestir. L’idée n’est pas de dérouler une méthode miraculeuse, mais de poser des repères clairs pour que tu puisses tester, ajuster et inventer ta propre manière de faire de l’UGC.
Derrière chaque vidéo UGC qui fonctionne, il y a un humain qui observe, ressent, structure son idée, puis la met en forme. Le but ici n’est pas de faire de toi un influenceur, mais de t’aider à comprendre comment devenir un partenaire créatif pour les marques, tout en respectant ton énergie, ton temps et ton style. Si tu sens que quelque chose en toi a envie de prendre la parole, d’essayer, de jouer avec la lumière de ton écran plutôt que de la subir, tu es déjà sur le bon chemin.
En bref :
- UGC accessible : créer du contenu pour les marques sans être influenceur ni avoir des milliers d’abonnés, c’est possible.
- Pas besoin d’attendre d’être « prêt » : ton premier contenu peut naître avec un simple smartphone et un produit que tu utilises déjà .
- La clé : écouter ton envie de créer, tout en comprenant ce que recherchent les marques (authenticité, clarté, résultats).
- Éviter les pièges : missions gratuites, messages génériques, perfectionnisme paralysant, manque de limites sur tes tarifs.
- Approche durable : trouver ton rythme de création, rester aligné avec tes valeurs et expérimenter des formats variés.
Comment sentir que l’UGC t’appelle vraiment ? Créer ton premier contenu sans pression
Avant de parler de script, de lumière ou de montage, il y a une question plus simple : pourquoi as-tu envie de créer du contenu UGC ? Pour certains, c’est une façon de monétiser leur créativité. Pour d’autres, c’est l’occasion de collaborer avec des marques qu’ils utilisent déjà au quotidien. Et parfois, c’est juste un besoin de mettre des images et des mots sur une expérience, un produit, un style de vie.
Imaginons Lina. Elle travaille dans un bureau la journée, et le soir, elle se perd sur TikTok. Elle remarque que certaines vidéos qui ressemblent à de « simples avis clients » sont en réalité des contenus UGC payés par des marques. Elle commence à se dire : « je pourrais faire ça ». Elle adore tester des cosmétiques, filmer des routines du matin. Elle ne veut pas devenir influenceuse, mais aimerait bien être rémunérée pour créer ce type de vidéos. C’est souvent là que l’appel commence : une curiosité spontanée pour la création, mélangée à l’intuition qu’il y a une place pour soi.
Quelques signes montrent que tu es peut-être prêt à créer ton premier contenu UGC :
- Tu analyses déjà , sans t’en rendre compte, les pubs et les contenus des marques pendant que tu scrolles.
- Tu remarques ce qui te donne envie de cliquer, d’acheter, de t’abonner… et ce qui te fait zapper immédiatement.
- Tu ressens l’envie de raconter ton expérience avec certains produits, non pas pour te montrer, mais pour être utile.
- Tu t’imagines en train de tourner une vidéo simple, dans ta cuisine ou ta chambre, sans mettre en scène une vie parfaite.
Au début, les doutes sont normaux : « Qui suis-je pour créer pour des marques ? », « Je ne connais rien aux objectifs marketing », « Mon appartement n’est pas assez joli ». Pourtant, la plupart des marques qui misent sur l’UGC ne recherchent pas un décor de cinéma, mais des contenus qui respirent le réel. Une lumière naturelle, un son correct, un message clair : ces trois éléments suffisent souvent pour un premier essai.
Pour transformer cet appel en action concrète, tu peux :
- Choisir un produit que tu aimes déjà : un café, une appli que tu utilises, une crème, un sac… L’authenticité sera plus simple.
- Te fixer un cadre léger : une vidéo verticale de 15 à 30 secondes, tournée en une heure maximum, montage compris.
- Te donner la permission de rater : le but n’est pas de publier, mais d’expérimenter un premier contenu brut.
Une première structure de vidéo UGC très simple peut ressembler à ceci :
- Hook (2–3 secondes) : une phrase qui attrape l’attention, par exemple « J’ai enfin trouvé un café qui ne me donne pas la tremblote ».
- Contexte (5–7 secondes) : expliquer rapidement ta situation ou ton besoin.
- Moment produit (5–10 secondes) : montrer comment tu utilises concrètement le produit, sans surjouer.
- Résultat / ressenti (5–7 secondes) : ce que ça change pour toi, en une phrase ou deux.
Pour t’aider à voir plus clair, voici un tableau qui distingue quelques types de premiers contenus UGC que tu peux tester sans te compliquer la vie :
| Type de premier contenu UGC | Niveau de difficulté | Matériel nécessaire | Objectif principal |
|---|---|---|---|
| Vidéo témoignage face caméra | Faible | Smartphone + lumière naturelle | Partager ton expérience personnelle avec le produit |
| Vidéo « hands only » (mains + produit) | Faible à moyen | Smartphone + surface propre | Montrer les gestes, la texture, l’usage |
| Photo lifestyle du produit | Faible | Smartphone | Mettre le produit dans un contexte cohérent (bureau, salle de bain…) |
| Mini tutoriel | Moyen | Smartphone + app de montage simple | Guider l’utilisateur étape par étape |
Ce premier contenu n’a pas besoin d’être publié ni payé. Il peut simplement être ton laboratoire. Le jour où tu le regarderas en te disant « ce n’est pas parfait, mais ce n’est pas si mal », tu auras déjà franchi une frontière importante : celle entre l’idée et le geste créatif.

Comprendre le marketing UGC pour mieux créer : entre storytelling, influence et contenu authentique
Une fois cette première expérience posée, une autre étape commence : comprendre l’écosystème dans lequel l’UGC s’inscrit. Non pas pour réciter du jargon, mais pour savoir à quel jeu tu joues avec les marques. UGC, influence, publicité classique, community marketing… tout cela forme un même paysage, avec des rôles différents.
On peut résumer ainsi :
- Publicité traditionnelle : message contrôlé par la marque, tourné avec des équipes pros, diffusé largement.
- Influence : un créateur s’adresse à sa propre audience, sous son nom, avec son image.
- UGC : un créateur produit du contenu pour la marque, souvent sous le compte de la marque ou en publicité payante.
- Community marketing : la marque stimule les échanges et l’engagement de sa communauté (commentaires, challenges, co-création).
L’avantage du contenu UGC pour les marques est double : coût plus accessible qu’une grande production, et perception plus proche de la « vraie vie » pour l’audience. De ton côté, cela signifie qu’on t’attend davantage sur la capacité à raconter une expérience crédible que sur la perfection technique.
Prenons trois cas concrets observés sur le terrain :
- Une marque de skincare fait appel à 10 créateurs UGC pour filmer chacun une routine du soir. Les vidéos sont montées dans un format similaire, mais chaque créateur apporte son ton, sa peau, son décor. Résultat : la campagne parle à des profils variés tout en restant cohérente.
- Une app de finances personnelles utilise des vidéos UGC en publicité sponsorisée. Les contenus sont ultra simples : écran filmé + voix off + une phrase forte au début. Le taux de clic augmente parce que l’app paraît plus concrète, plus proche.
- Une petite marque de café de spécialité poste des UGC en organique sur Instagram : plans serrés sur la mousse, bruit de percolateur, mains qui versent le lait. Les vidéos ne « crient » pas la promo, elles racontent un rituel du matin. Les commentaires montrent que les gens se projettent.
Ce qui relie ces exemples, ce n’est pas la même direction artistique, mais une logique commune : mettre le produit au service d’une histoire de vie, et non l’inverse. L’UGC fonctionne particulièrement bien lorsqu’il répond à des questions implicites de l’audience :
- « Est-ce que ça marcherait vraiment sur moi ? »
- « Est-ce que je saurais l’utiliser facilement ? »
- « Est-ce que ça vaut le prix ? »
- « Est-ce que cette marque me ressemble ? »
Pour te repérer dans les approches possibles, tu peux t’appuyer sur ce tableau :
| Approche contenu | Rôle du créateur UGC | Format typique | Bénéfice pour la marque |
|---|---|---|---|
| Storytelling du quotidien | Raconter une mini-histoire autour du produit | Vlog court, routine, « avant / après » | Créer de la projection et de l’émotion |
| Preuve sociale | Jouer le rôle de client satisfait et crédible | Témoignage, review, note sur 10 | Rassurer avant l’achat, lever les freins |
| Tutoriel pédagogique | Expliquer simplement comment utiliser le produit | How-to, pas-à -pas, écran filmé | Réduire la complexité perçue |
| Contenu divertissant | Faire sourire ou surprendre en mettant le produit en scène | Sketche, trend adaptée, transition créative | Augmenter la mémorisation et le partage |
Comprendre ces nuances t’aide à lire différemment ce que tu vois en ligne. La prochaine fois que tu tombes sur une campagne UGC qui capte ton attention, tu peux te poser quelques questions :
- Quel est le rôle du créateur dans cette vidéo : témoin, guide, personnage, expert ?
- Quel besoin de la marque est adressé : notoriété, conversion, réassurance ?
- Qu’est-ce qui te donne envie de regarder jusqu’au bout : la phrase d’ouverture, le montage, l’humour, le calme ?
Cette posture d’observateur engagé nourrit ta créativité. Tu n’imites pas, tu analyses, puis tu réinventes. Et peu à peu, ton premier contenu UGC n’est plus un simple test : il devient une pièce cohérente dans un ensemble plus large, où tu sais à quel type de problématique de marque tu réponds.
Pour explorer ces approches en action, une recherche ciblée de vidéos peut t’apporter des modèles vivants à décortiquer.
Organiser ton premier contenu UGC : méthode simple pour filmer, monter et livrer
Dès que l’univers UGC devient plus clair, une question très pragmatique arrive : comment s’organiser concrètement pour créer un contenu sans perdre sa journée ni son calme ? La différence entre un créateur qui s’épuise et un créateur qui tient sur la durée se joue souvent ici : dans la façon de transformer une idée en process simple.
Une manière douce de structurer ton premier contenu consiste à découper ton travail en trois temps :
- Préparation : clarifier l’idée, le message et les contraintes.
- Production : tourner les plans nécessaires, sans chercher à tout refaire mille fois.
- Post-production : montage, sous-titres éventuels, export dans le bon format.
Voici par exemple le workflow que Lina finit par adopter pour ses premières vidéos :
- Elle écrit un mini script de 5 lignes maximum sur Google Docs.
- Elle choisit une plage de 45 minutes dans la journée où elle sait qu’elle sera tranquille.
- Elle pose son téléphone sur un support stable, face à une fenêtre.
- Elle tourne 2 Ă 3 prises maximum, sans chercher la perfection.
- Elle monte la vidéo sur une application simple de son téléphone en ajoutant juste du texte et une musique libre de droits.
Pour ne pas t’éparpiller, un tableau peut t’aider à visualiser les éléments essentiels à préparer avant de filmer :
| Élément à préparer | Questions à se poser | Exemple pour un contenu UGC |
|---|---|---|
| Message principal | Une phrase, si tu devais résumer ? | « Ce planner digital m’aide à clarifier ma semaine en 10 minutes. » |
| Format | Vertical, carré, durée, plateforme cible ? | Vertical 9:16, 25 secondes, pensé pour TikTok Ads |
| Hook | Quelle phrase pour retenir l’attention au début ? | « J’ai arrêté de stresser le dimanche soir grâce à ça. » |
| Preuves | Que peux-tu montrer, concrètement ? | Écran de ton planner, to-do list avant/après, vue rapide de ta semaine |
| Appel à l’action | Que doit faire la personne après la vidéo ? | « Si tu veux tester, le lien est juste dessous. » |
Sur la partie technique, inutile de t’équiper comme un studio. Pour un premier contenu fluide, certains basiques suffisent :
- Lumière : filme près d’une fenêtre, en évitant les contre-jours.
- Stabilité : un trépied simple ou une pile de livres pour poser ton téléphone.
- Son : pièce relativement calme, voix posée, articulation claire.
- Fond : pas besoin de décor parfait, juste un arrière-plan rangé et cohérent.
Côté montage, l’idée est de rester sobre. Surtout pour un contenu destiné à une marque qui cherche une base de travail, pas un clip ultra effervescent. Une bonne pratique consiste à :
- Couper les « euh », les silences trop longs, les hésitations.
- Ajouter un sous-titre ou un texte dynamique pour renforcer le message clé.
- Utiliser des musiques issues de bibliothèques libres de droits ou proposées par les plateformes sociales.
Pour t’inspirer sur le process de tournage et quelques astuces techniques accessibles, tu peux regarder des décompositions de tournages UGC filmés en coulisses.
Ce qui compte n’est pas d’appliquer une « recette parfaite », mais de trouver ton propre rythme. Si tu constates qu’un format de 30 secondes te met systématiquement en tension, teste 15 secondes. Si parler face caméra te bloque, commence par des formats « mains seulement » avec voix off. La bonne méthode est celle qui te permet de créer régulièrement sans te vider.
Éviter les pièges classiques quand tu te lances en UGC et poser un cadre sain
Quand les premiers contenus commencent à prendre forme, d’autres enjeux apparaissent : comment entrer en contact avec des marques, fixer tes tarifs, poser tes limites. Beaucoup de débutants se heurtent aux mêmes obstacles, non pas parce qu’ils manquent de talent, mais parce que le marché UGC est encore jeune et parfois flou.
Quatre erreurs reviennent souvent :
- Attendre d’être « parfait » avant d’oser se montrer ou démarcher.
- Envoyer des messages génériques copiés-collés à toutes les marques.
- Accepter des missions gratuites ou très mal payées « pour se faire la main ».
- Ne pas parler d’argent et de conditions dès les premiers échanges.
Pour ne pas tomber dans ces pièges, il peut être utile de te construire une petite « charte personnelle » : ce que tu acceptes, ce que tu refuses, ce sur quoi tu es prêt à négocier. Ce cadre n’a pas besoin d’être figé, il peut évoluer avec ton expérience, mais il te sert de boussole.
Un tableau peut t’aider à clarifier tes limites dès le départ :
| Situation fréquente | Réflexe risqué | Réponse plus saine |
|---|---|---|
| Une marque propose un échange produit contre 3 vidéos UGC | Accepter par peur de « louper une opportunité » | Répondre en expliquant que ton travail créatif est rémunéré, même si tu peux inclure le produit en bonus |
| Une marque demande « ton tarif pour une vidéo » | Donner un prix au hasard, très bas | Proposer une grille simple selon le nombre de livrables et d’usages (organique vs ads) |
| Une marque change complètement le brief après validation | Tout refaire gratuitement | Préciser calmement ce qui est inclus et ce qui constitue une nouvelle mission |
| Tu reçois une critique sur un premier livrable | Le prendre comme un échec personnel | Le voir comme un ajustement normal, demander un feedback précis, adapter si nécessaire |
Sur la partie prospection, les messages d’approche personnalisés font une grande différence. Au lieu de « Bonjour, je suis créateur UGC, voici mon portfolio », tu peux :
- Montrer que tu as vraiment observé la marque (ex : une campagne récente, un post précis).
- Expliquer en une phrase ce que ton contenu pourrait améliorer (engagement, clarté, conversion).
- Glisser un exemple concret de format que tu pourrais créer pour eux.
Par exemple : « J’ai remarqué que vos Reels qui montrent la fabrication de vos bougies fonctionnent très bien en commentaires, mais qu’il y a peu de vidéos qui montrent vos produits chez vos clients. Je crée des contenus UGC centrés sur l’expérience à la maison, et j’aimerais vous proposer 3 vidéos test axées sur le moment “soirée cocooning”. Voici un aperçu de mon style. »
Côté tarifs, il n’existe pas de barème unique. Pourtant, il est utile d’avoir une idée des repères qui circulent sur le marché pour des débutants sérieux. Sans entrer dans une grille rigide, certains créateurs choisissent, par exemple :
- Un tarif de base par vidéo (en fonction de la durée et du niveau de complexité).
- Un supplément si la vidéo est utilisée en publicité payante.
- Un tarif pour des packs (ex : 3 vidéos + 5 photos).
Ce qui importe le plus n’est pas le chiffre parfait, mais la cohérence entre le temps passé, la valeur apportée et ta réalité de vie. Accepter systématiquement des collaborations sous-payées risque de t’épuiser et de fausser ton rapport à la création.
Enfin, pour garder ton énergie sur la durée, quelques règles d’hygiène de travail peuvent t’aider :
- Te fixer un nombre maximum de projets en parallèle.
- Planifier des plages « hors écran » pour laisser ton regard se reposer.
- Garder des moments de création libre, sans brief, juste pour le plaisir.
La question à garder en filigrane : comment rester créatif sans te dissoudre dans toutes les demandes ? C’est en posant ce cadre dès maintenant que tu pourras, section après section, construire une pratique UGC qui te ressemble et qui dure.
Construire ton premier mini-portfolio UGC avec ce que tu as déjà chez toi
Au moment de contacter des marques ou de t’inscrire sur des plateformes spécialisées, une même objection remonte souvent : « Comment montrer ce que je sais faire si je n’ai pas encore de clients ? » La bonne nouvelle, c’est qu’en UGC, ton portfolio peut très bien commencer par des contenus réalisés pour des produits que tu possèdes déjà , sans contrat.
Lina, par exemple, a construit son premier portfolio en un week-end, avec :
- Une vidéo témoignage sur sa crème hydratante préférée.
- Un mini tutoriel sur son application de to-do list.
- Deux photos lifestyle de sa tasse de café matinale.
- Une vidéo « hands only » montrant l’usage de ses écouteurs sans fil.
Elle n’a pas contacté ces marques au départ. Son objectif était simplement de montrer son style, son cadre, sa capacité à structurer un message. En UGC, les marques regardent moins la notoriété du créateur que sa faculté à :
- Mettre en scène un produit de manière claire.
- Exprimer un bénéfice en peu de temps.
- Créer une ambiance visuelle cohérente.
- Respecter un format adapté aux réseaux sociaux.
Pour rendre ce mini-portfolio utile, tu peux t’appuyer sur une structure simple :
| Élément du portfolio | Contenu présenté | Objectif mis en avant | Commentaire à ajouter |
|---|---|---|---|
| Vidéo 1 | Témoignage face caméra sur un produit skincare | Preuve sociale, authenticité | « Exemple de vidéo témoignage 20s avec mise en avant du bénéfice principal » |
| Vidéo 2 | Tutoriel sur une application mobile | Pédagogie, simplification | « Exemple de pas-à -pas pour une app avec capture d’écran filmée » |
| Vidéo 3 | Format « mains seulement » pour un accessoire | Esthétique, focus produit | « Vidéo courte orientée détail et texture » |
| Photos | 3–5 photos lifestyle de produits du quotidien | Composition, lumière, cohérence visuelle | « Série photo pour feed ou site e-commerce » |
Quelques conseils pour composer ce premier ensemble :
- Limiter le nombre de contenus : mieux vaut 4 ou 5 pièces fortes qu’une dizaine moyennes.
- Varier les catégories si possible : beauté, food, digital, accessoires… cela montre ta polyvalence.
- Héberger tes contenus sur un support simple : Google Drive, Notion, une page cachée sur un site.
- Ajouter une courte phrase de contexte sous chaque contenu pour expliquer l’intention.
Ce mini-portfolio n’a pas besoin d’être définitif. Il est vivant. Au fil des missions et des tests, tu pourras remplacer certaines vidéos par d’autres plus abouties, ajouter des avant/après de performances quand les marques te partagent des résultats, ou illustrer de nouvelles industries.
Certains créateurs aiment aussi inclure, en plus des vidéos, quelques extraits de briefs fictifs et de réponses. Par exemple : « Brief : une marque de thé veut une vidéo qui parle de détente après le travail. Réponse : routine “retour à la maison”, plan sur la tasse qui fume, voix off rassurante. » Ce genre d’exemple rassure les marques sur ta capacité à traduire une intention marketing en contenu concret.
En fin de compte, ton portfolio UGC raconte une chose : comment tu vois le monde des produits et des marques à travers ta caméra. Il ne s’agit pas de prouver que tu sais tout faire, mais de donner envie à une marque de t’inviter dans sa conversation avec son audience. Alors, quels premiers contenus as-tu déjà en tête, avec les objets qui t’entourent en ce moment ?
Faut-il être influenceur pour créer du contenu UGC ?
Non. En UGC, ce qui compte n’est pas ta communauté personnelle, mais ta capacité à produire des contenus efficaces et authentiques pour les comptes des marques. Tu peux démarrer sans audience, à condition de montrer ton style et de comprendre les besoins des entreprises qui te mandatent.
Quel matériel est nécessaire pour tourner un premier contenu UGC ?
Un smartphone récent, une source de lumière naturelle (comme une fenêtre), un support stable pour ton téléphone et une application gratuite de montage suffisent largement pour commencer. Tu pourras investir plus tard dans un micro ou un trépied si tu en ressens le besoin.
Comment fixer un premier tarif en UGC sans expérience ?
Tu peux partir d’un tarif simple par vidéo, ajusté au temps réel que tu y passes et au niveau d’usage demandé par la marque (publication organique ou publicité payante). L’important est de ne pas travailler gratuitement, même au début, et de rester ouvert à l’ajustement en fonction de la complexité du projet.
Peut-on utiliser des produits de grandes marques dans un portfolio UGC sans les avoir en client ?
Oui, tant que tu ne prétends pas être mandaté par ces marques. Tu peux préciser qu’il s’agit d’exemples personnels de style UGC réalisés avec des produits que tu utilises au quotidien. Beaucoup de créateurs commencent ainsi pour montrer leur univers visuel et leur capacité à raconter une histoire.
Combien de temps faut-il pour créer un premier contenu UGC correct ?
Pour un format simple de 15 à 30 secondes, compte environ une à deux heures au début, le temps de préparer ton idée, de tourner plusieurs prises et de faire un montage propre. Avec l’habitude, ce temps se réduit, et tu peux alors produire plus régulièrement sans te sentir débordé.

