Les campagnes publicitaires classiques s’essoufflent, les audiences scrollent sans même les voir, et pourtant les marques n’ont jamais eu autant besoin de créer de la confiance. C’est là que le UGC, ce contenu créé par les clients et les créateurs, vient changer la donne. Non pas comme une mode TikTok de plus, mais comme un langage vivant entre une marque et les gens qui la font exister au quotidien. Quand une personne filme son rituel du matin avec un produit, raconte sa vraie expérience ou partage son avis sans filtre, elle apporte une preuve sociale que même la meilleure campagne brandée ne peut pas imiter.
Construire une vraie stratégie UGC, ce n’est donc pas « commander quelques vidéos » à la va-vite. C’est apprendre à écouter, à cadrer, à amplifier cette parole utilisateur sans l’étouffer. C’est accepter que le contenu ne soit pas parfait, mais qu’il sonne juste. Entre les formats courts, les plateformes qui se multiplient et les créateurs freelance qui structurent leur activité, les marques ont besoin d’un fil conducteur clair : comment passer de quelques posts isolés à une démarche UGC cohérente, durable et performante ? Comment garder un cap stratégique tout en laissant respirer la créativité ?
En bref :
- L’UGC est devenu un pilier de confiance : les gens croient davantage leurs pairs que les discours de marque, surtout sur les réseaux sociaux.
- Une stratégie UGC solide commence par un appel créatif : envie d’expression, curiosité pour les formats, besoin de raconter une histoire réelle autour d’un produit.
- Storytelling, influence, UGC et community marketing sont complémentaires, mais ne fonctionnent pas selon les mêmes règles ni les mêmes attentes.
- L’équilibre entre créativité et data est central : KPI, A/B tests et conversions cohabitent avec intuition, émotions et regard personnel.
- Le marketing UGC reste profondément humain : respect des créateurs, intention claire, collaborations alignées avec les valeurs de la marque.
- Une stratégie UGC vivante se construit par l’expérimentation : tests de scripts, de hooks, de plateformes et de formats en cycle continu.
- La communauté devient un vrai partenaire de création : clients, créateurs freelance, équipes marketing nourrissent ensemble un récit de marque plus crédible.
Exploration créative : repérer l’appel UGC et poser les bases de ta stratégie de marque
La plupart des marques entrent dans l’UGC par opportunisme : un Reels client fait un petit buzz, une vidéo TikTok spontanée montre un produit sous un jour inattendu, et d’un coup tout le monde veut « faire de l’UGC ». Pourtant, une véritable stratégie UGC de marque naît rarement d’un coup de tête. Elle commence quand une équipe sent qu’il est temps de laisser plus de place aux voix extérieures, tout en cadrant clairement ce nouveau terrain de jeu.
Imaginons une marque fictive, Lumi, qui vend des objets du quotidien designés pour les petits espaces. Depuis des années, ses contenus sont très léchés, très studio. Beaux, mais un peu froids. Les équipes communication remarquent que les posts qui performent le mieux sont ceux où des clients montrent leur mini-appartement, leur cuisine étroite, leurs astuces pour « faire rentrer une vie entière dans 30 m² ». Là , quelque chose s’aligne : l’appel créatif vient du terrain, de gens qui ont envie de raconter leur réalité.
Les signes d’un vrai appel UGC ressemblent souvent à ceci :
- Envie d’entendre la voix des clients plutôt que de tout contrôler en interne.
- Curiosité sincère pour les nouveaux formats (Reels, TikTok, Shorts, avis vidéo) et pas seulement pour « suivre la tendance ».
- Besoin de preuve sociale pour rassurer, inspirer, crédibiliser des promesses produit.
- Intuition que l’émotion manque dans la communication actuelle : trop parfaite, pas assez incarnée.
À ce moment-là , il devient utile de transformer cette intuition en socle stratégique. Non pas par un document froid de 50 pages, mais par quelques décisions claires qui guident tout le reste. Par exemple :
- Quel est le rôle de l’UGC dans l’écosystème : notoriété, conversion, fidélisation ?
- Quel type de relation la marque souhaite tisser avec les créateurs : ponctuelle, long terme, communautaire ?
- Quel niveau de liberté créative est réellement assumé ? Jusqu’où laisser les créateurs interpréter le produit ?
Cette clarification initiale permet d’éviter un piège courant : accumuler des contenus UGC très disparates, sans vision, au point de perdre la cohérence de marque. Pour rester lisible, une stratégie UGC efficace se nourrit des différences de ton et de style tout en gardant un fil rouge : une promesse, un univers, une manière de parler aux gens.
| Élément de base | Question à se poser | Impact sur ta stratégie UGC |
|---|---|---|
| Rôle de l’UGC | Veux-tu surtout rassurer, faire découvrir, ou vendre ? | Oriente les formats (avis, démo, storytelling du quotidien). |
| Voix de marque | Plutôt fun, posée, experte, intimiste ? | Aide à choisir quels créateurs et quels angles privilégier. |
| Public cible | À qui parles-tu vraiment au-delà du persona PowerPoint ? | Guide les plateformes, la durée, le ton des vidéos UGC. |
| Rythme | Quel volume UGC peux-tu réellement suivre et exploiter ? | Évite la surproduction sans capacité de diffusion ni d’analyse. |
| Ressources | Équipe interne, agence UGC, freelances… qui pilote quoi ? | Clarifie l’organisation, les attentes et les responsabilités. |
Une fois ce socle posé, l’étape suivante consiste à écouter l’appel créatif des autres : clients, créateurs, communautés. Observer ce qu’ils publient déjà , comment ils parlent de ta marque, quels formats émergent naturellement. Ce n’est pas encore le moment de diriger, juste d’écouter. Cette phase d’exploration, si elle est prise au sérieux, devient le premier filtre d’authenticité de toute ta future stratégie UGC.
En filigrane se dessine une question : comment canaliser cette énergie créative sans la dénaturer ? La réponse passe par les différentes voies du contenu, du storytelling classique à l’UGC, que la section suivante va éclairer.

Storytelling, influence, UGC : choisir les bonnes voies de contenu pour ta marque
Une marque qui veut « faire du contenu » se retrouve vite devant un carrefour : publicité, influence, UGC, brand content, community marketing… Tout semble lié, tout se mélange, et pourtant chaque voie obéit à une logique différente. Comprendre ces nuances permet de construire une stratégie UGC qui ne remplace pas le reste, mais qui l’orchestre autrement.
Reprenons notre marque Lumi. Pendant longtemps, ses contenus reposaient sur deux axes principaux : des campagnes publicitaires classiques (bannières, spots, vidéos très produites) et quelques collaborations d’influence à forte visibilité. Puis la marque commence à explorer le marketing UGC, d’abord en organic, ensuite en publicité payante sur Meta et TikTok. Rapidement, une complémentarité se dessine.
On peut résumer ainsi les grandes voies de contenu :
- Publicité brandée : messages très cadrés, forte maîtrise esthétique, diffusion payante.
- Marketing d’influence : créateurs rémunérés, storytelling assumé comme collaboration.
- UGC organique : avis, témoignages, posts spontanés créés par des clients.
- UGC produit sur-mesure : contenus créateurs pensés pour la marque mais tournés comme du « vrai » contenu utilisateur.
- Community marketing : conversations, co-création, retours produits, groupes privés, forums.
Chacune de ces voies peut être utile, mais pas pour les mêmes raisons. L’UGC se distingue par trois caractéristiques fortes :
- Angle d’usage : on montre la vie réelle avec le produit, pas seulement la promesse.
- Preuve sociale : on voit des gens comme soi en situation, ce qui active la confiance.
- Simplicité de production : pas besoin d’un plateau géant, un smartphone suffit souvent.
Pour articuler ces approches, beaucoup de marques s’appuient sur des scripts courts, pensés pour capter l’attention en trois secondes. Une vidéo UGC performante peut par exemple suivre ce fil :
- Un hook très simple : « J’ai enfin trouvé une solution pour… »
- Une démonstration concrète et rapide.
- Un ressenti personnel, mĂŞme en une phrase.
- Un call to action léger : « Si tu galères avec ça, teste… ».
Ce type de structure peut ensuite être décliné en plusieurs formats pour différents canaux : TikTok, Reels, YouTube Shorts, mais aussi publicités Meta Ads. Là où une campagne 100 % brandée peut parfois sembler trop parfaite, une série de vidéos UGC bien orchestrées crée un effet miroir avec la vie réelle.
| Canal | Rôle idéal de l’UGC | Format recommandé |
|---|---|---|
| TikTok | Faire découvrir la marque et susciter l’identification. | Vidéos courtes 15-30s, ton spontané, mise en scène du quotidien. |
| Instagram Reels | Renforcer le branding visuel et la crédibilité. | Face cam, démo produit, avant/après, storytelling simple. |
| YouTube Shorts | Installer des mini-récits et générer du trafic. | Storytelling plus construit, séquences découpées, tutoriels express. |
| Meta Ads | Convertir via la preuve sociale et réduire le coût par acquisition. | UGC optimisé pub, sous-titres dynamiques, accroche forte. |
| Site e-commerce | Rassurer au moment critique de l’achat. | Carrousels photo clients, avis vidéo, citations courtes. |
Au lieu d’opposer influence et UGC, il devient intéressant de jouer avec la ligne entre les deux : certains créateurs acceptent de produire des contenus au format UGC sans forcément afficher la collaboration comme une influence classique. L’essentiel, c’est que le contenu reste lisible pour l’audience : ton naturel, angle du vécu, mise en avant de l’usage plutôt que des features techniques.
Cette architecture de contenu pose toutefois une nouvelle question : comment faire en sorte que la production UGC ne devienne pas épuisante pour les équipes comme pour les créateurs ? La réponse se trouve dans l’équilibre entre ancrage professionnel, rythme soutenable et performance, que le prochain volet va explorer.
Équilibre entre créativité, performance et ancrage professionnel dans une stratégie UGC
Derrière chaque campagne UGC, il y a des humains : équipes marketing, créateurs freelance, clients qui prennent du temps pour filmer une vidéo, répondre à un email, laisser un avis. Quand une marque passe en mode « production intensive » sans penser à l’équilibre, l’enthousiasme de départ peut vite se transformer en essoufflement. Or une stratégie UGC durable a besoin d’un rythme respirable.
Pour Lumi, la tentation a été forte : dès que les premières vidéos UGC ont boosté les conversions sur les fiches produits, tout le monde a voulu multiplier les tournages, tester quinze hooks différents, lancer des campagnes sur chaque plateforme. Les résultats étaient bons, mais les créateurs sursollicités, l’équipe interne saturée de briefs et de validations.
Installer un équilibre commence par trois gestes simples :
- Clarifier le tempo : combien de contenus UGC sont réellement nécessaires par mois ?
- Ritualiser l’analyse : à quel moment revisiter les KPI pour ajuster ?
- Préserver la qualité relationnelle : combien de temps est consacré au suivi des créateurs ?
Une bonne hygiène de travail UGC peut intégrer par exemple :
- Des cycles de production par campagne : collecte des besoins, sélection des créateurs, tournage, post-production, tests.
- Des points d’ancrage : une réunion courte hebdo pour passer en revue les créations en cours et les chiffres.
- Des espaces de respiration : périodes où l’on recycle et optimise l’existant plutôt que de produire sans fin.
C’est aussi là que les données deviennent des alliées plutôt qu’une pression permanente. En suivant quelques indicateurs simples, une marque peut repérer ce qui vaut la peine d’être intensifié et ce qui peut être allégé. Par exemple :
- Taux de visionnage complet pour mesurer l’intérêt réel.
- Taux de clic sur les ads pour évaluer la pertinence des hooks.
- Coût par conversion quand l’UGC est utilisé en publicité.
- Nombre de mentions et avis générés par une campagne d’activation.
| KPI UGC | Ce que ça raconte | Action possible |
|---|---|---|
| Taux de visionnage complet | La vidéo retient-elle vraiment l’attention ? | Si faible, retravailler le hook ou la longueur. |
| Taux de clic (CTR) | L’accroche et le message incitent-ils à agir ? | Tester plusieurs versions d’intro ou de CTA. |
| Coût par conversion | Le contenu UGC est-il rentable en publicité ? | Booster les meilleures créatives, couper le reste. |
| Nombre d’avis générés | La campagne motive-t-elle vraiment les clients ? | Optimiser l’email post-achat, simplifier le process. |
| Engagement organique | Les gens ressentent-ils le besoin de commenter, partager ? | Tester des angles plus personnels ou vulnérables. |
Une stratégie UGC équilibrée n’est pas obsédée par les chiffres, mais elle s’en sert comme phares. Elle garde en tête que derrière chaque KPI, il y a des personnes qui réagissent, s’ennuient ou se reconnaissent dans ce qui est montré. L’objectif n’est pas de transformer la création en usine, mais d’inscrire la créativité dans un cadre robuste, qui protège autant les résultats que les gens qui les rendent possibles.
Une fois cette base posée, on peut aller plus loin dans la dimension humaine du UGC : comment faire en sorte que chaque contenu porte une intention claire, respecte les audiences et les créateurs, et s’inscrive dans une vision de marketing plus conscient ? C’est le cœur de la partie suivante.
Construire un marketing UGC humain, conscient et aligné avec ta marque
Derrière le succès visible des campagnes UGC se cachent parfois des zones plus floues : utilisation de contenus sans autorisation explicite, pression sur les créateurs pour coller à des scripts trop serrés, collaborations qui sonnent faux. À long terme, ces pratiques fissurent la confiance. Or une vraie stratégie UGC pour ta marque ne peut pas se contenter de performances à court terme ; elle s’appuie sur une manière d’entrer en relation avec les gens.
Pour Lumi, cette prise de conscience est arrivée quand une créatrice a publiquement rappelé qu’une de ses vidéos avait été utilisée en publicité sans accord clair. Rien de dramatique, mais suffisant pour forcer une remise à plat : contrats, permissions explicites, transparence sur les usages. Cette fois, la marque a décidé de prendre la parole, d’expliquer, de rectifier. Et surtout, de revoir sa façon de collaborer.
Un marketing UGC plus humain repose sur quelques principes simples :
- Respect des droits : ne jamais exploiter un contenu sans accord.
- Clarté des collaborations : expliquer ce qui est attendu, ce qui est libre.
- Intention assumée : dire pourquoi ce contenu est créé, pour qui, dans quel esprit.
- Écoute des audiences : rester ouvert aux retours, y compris critiques.
Dans la pratique, cela peut prendre la forme :
- De briefs créateurs qui laissent des zones de liberté : ton, anecdotes, angle de vue.
- De routines de veille pour observer les réactions aux campagnes, ajuster si nécessaire.
- De rituels de validation impliquant parfois certains créateurs dans le feedback.
- De choix de collaborations alignés avec les valeurs, et pas seulement avec les statistiques d’audience.
Le brief est d’ailleurs un pivot clé. Un brief UGC efficace ne cherche pas à verrouiller chaque seconde de la vidéo. Il indique :
- L’objectif (conversion, notoriété, engagement).
- Les informations produit essentielles Ă mentionner.
- Le contexte de diffusion (TikTok, Reels, Ads, site).
- Les contraintes de ton (tutoiement, registre, sujets à éviter).
| Élément du brief UGC | Exemple concret | Pourquoi c’est important |
|---|---|---|
| Objectif de la vidéo | « Booster les conversions sur notre organisateur de cuisine. » | Le créateur sait vers quoi orienter son récit. |
| Infos produit clés | Matériau, gain de place, garantie, mode d’installation. | Évite les oublis sur des éléments essentiels. |
| Canal principal | Reels + version verticale pour Meta Ads. | Influe sur la durée, le rythme, le format. |
| Ton souhaité | Simple, complice, orienté astuces du quotidien. | Assure une cohérence avec le reste de la marque. |
| Libertés créatives | Libre sur le décor, la tenue, l’angle narratif. | Permet au créateur d’apporter sa touche personnelle. |
Quand une marque assume cette manière de travailler, quelque chose change dans la perception du public. Le contenu n’est plus un simple outil de persuasion, mais un espace où l’on sent qu’il y a eu de vraies conversations en coulisses. L’UGC devient un terrain de collaboration plus mature, où les créateurs ne sont pas de simples exécutants, mais de vrais partenaires de vision.
À ce stade, la stratégie est claire, les valeurs sont posées, les collaborations structurées. Reste une dimension cruciale : comment garder ce marketing UGC vivant, mouvant, en phase avec les usages des plateformes et les envies des créateurs ? Cela passe par une culture d’expérimentation permanente.
Création UGC vivante : expérimentations, tests et scénarios concrets pour ta marque
Une stratégie UGC figée s’éteint rapidement. Les plateformes changent, les attentes aussi, et ce qui fonctionnait hier peut devenir invisible demain. L’enjeu n’est pas de courir après chaque trend, mais de cultiver une posture d’expérimentation continue. Tester, observer, ajuster. Sans dramatiser les échecs, sans sacraliser les réussites.
Pour Lumi, cela s’est traduit par de petites missions UGC, pensées comme des laboratoires. Plutôt que de lancer tout de suite une grosse campagne figée, la marque a confié à quelques créateurs des mini-briefs orientés test :
- Un script « avant/après » sur l’organisation d’un placard.
- Une vidéo « une journée avec » centrée sur le rituel du matin.
- Un format « erreurs à éviter » quand on vit dans un petit espace.
Chaque contenu a ensuite été décliné en plusieurs versions, notamment pour les ads :
- Hooks différents : question, affirmation choc, anecdote personnelle.
- Montages plus ou moins rapides.
- Présence ou absence de sous-titres dynamiques.
Cette logique de test A/B, souvent utilisée en publicité classique, s’applique très bien à l’UGC. Elle permet de répondre à des questions concrètes :
- Quel hook
- Quelle durée est optimale pour ton audience ?
- Quel type de scénario convertit le mieux : unboxing, témoignage, tuto ?
| Variable testée | Version A | Version B | Enseignement possible |
|---|---|---|---|
| Hook vidéo | « J’ai trouvé la solution pour gagner 1m²… » | « Marre de vivre dans un appart qui déborde ? » | Identifier le ton le plus parlant pour ton public. |
| Durée | 15 secondes | 30 secondes | Mesurer le compromis entre profondeur et attention. |
| Montage | Plans posés, peu de cuts | Montage rapide, jump cuts | Voir si ton audience préfère le calme ou le rythme. |
| Sous-titres | Sans sous-titres | Avec sous-titres animés | Vérifier l’impact sur le visionnage sans son. |
| Angle narratif | Unboxing + réaction | Routine quotidienne avec le produit | Comprendre ce qui crée le plus de connexion émotionnelle. |
Une fois les premiers enseignements tirés, la marque peut décider de « scaler » les contenus les plus performants : tourner des variantes, adapter le format à d’autres plateformes, les intégrer dans des séquences d’emailing ou des pages de vente. Ce recyclage intelligent renforce la cohérence, tout en respectant le fait que chaque plateforme a ses propres codes.
- Sur TikTok : garder le côté brut, les petits ratés, les rires hors-champ.
- Sur Instagram : soigner un peu plus la lumière, le cadrage, le graphisme.
- Sur le site : couper en extraits courts intégrés aux fiches produits.
Au fond, cette culture du test rappelle une chose essentielle : une stratégie UGC n’est pas un mode d’emploi figé, mais un terrain de jeu balisé. Plus une marque ose expérimenter en respectant ses créateurs et ses audiences, plus elle découvre ce langage propre qui la relie au quotidien des gens. Et c’est souvent dans ces ajustements subtils, ces essais, ces versions B un peu bricolées que naissent les contenus qui marquent vraiment.
Reste une dernière pièce du puzzle : l’UGC ne se joue pas en solitaire. Il se nourrit de communautés, de partages d’expériences, de récits croisés entre créateurs, marketeurs et marques. La dimension de transmission et de collectif vient boucler la boucle.
Transmission, communauté et futur des stratégies UGC pour les marques
L’UGC n’existe pas dans le vide. Il naît dans des communautés, circule de feed en feed, se nourrit de commentaires, de débats, de remixes. Une stratégie UGC de marque qui ignore cette dimension communautaire se prive de la moitié de son potentiel. Ce n’est pas seulement une question de contenu, mais de liens.
Pour Lumi, un tournant a été créé par la mise en place d’un cercle de créateurs réguliers : des freelances UGC, des clients très engagés, quelques micro-influenceurs. Ensemble, ils ont commencé à partager leurs retours : ce qui fonctionne, ce qui les met à l’aise, ce qu’ils préfèrent éviter. La marque a appris, affiné ses briefs, ajusté ses attentes. Les créateurs, eux, se sont sentis reconnus, considérés comme de vrais partenaires.
Une approche communautaire du UGC peut passer par :
- Des groupes privés (Discord, Slack, WhatsApp) dédiés aux créateurs de la marque.
- Des sessions de feedback : montrer les campagnes, partager les résultats de manière transparente.
- Des mises en avant régulières des créateurs sur les canaux de la marque.
- Des opportunités de co-création : produit, packaging, storytelling.
Cette logique dépasse la simple relation opérationnelle. Elle crée des espaces où chacun peut transmettre ses apprentissages : les marketeurs sur la stratégie, les créateurs sur les formats, les clients sur leurs besoins réels. Un marketing UGC plus mature ressemble alors moins à une série de campagnes isolées qu’à une conversation continue.
| Acteur | Ce qu’il apporte à l’UGC | Comment renforcer la collaboration |
|---|---|---|
| Marque | Vision, objectifs, cadre stratégique. | Partager les résultats, clarifier les attentes, écouter les retours. |
| Créateurs UGC | Regard personnel, compréhension des plateformes. | Offrir de la liberté, reconnaître la valeur, co-construire les formats. |
| Clients | Expériences réelles, avis, suggestions. | Faciliter le partage, valoriser les contributions, répondre avec attention. |
| Community managers | Animation, écoute, modération. | Intégrer l’UGC dans le quotidien de la communauté. |
| Équipe data / growth | Analyse des performances, recommandations. | Traduire les chiffres en décisions créatives concrètes. |
Cette dynamique de communauté pose une dernière question, qui peut servir de fil rouge pour la suite : comment chaque nouvelle campagne UGC peut-elle non seulement vendre, mais aussi renforcer l’écosystème autour de la marque ? Créer des liens, transmettre des savoirs, ouvrir des portes aux créateurs et aux clients. En gardant cette question en tête, chaque test, chaque vidéo, chaque avis devient plus qu’un contenu : une brique dans une relation à long terme.
Au fond, la vraie stratégie UGC pour une marque n’est pas une checklist à cocher, mais un rythme à inventer. Un équilibre entre ce qui se mesure et ce qui se ressent, entre ce qui se planifie et ce qui surgit. Et peut-être que la prochaine étape, pour ta marque, serait simplement d’observer trois campagnes UGC qui t’ont touché, de noter ce qui a créé cette résonance, puis de te demander : comment traduire cette sensation, à ta manière, dans ton propre écosystème ?
Quelle est la différence entre UGC et marketing d’influence pour une marque ?
L’UGC regroupe les contenus créés par les utilisateurs ou des créateurs qui se mettent dans la peau d’un client : avis, vidéos du quotidien, unboxing, tutoriels. Le marketing d’influence, lui, repose sur une collaboration clairement identifiée entre la marque et un influenceur, souvent avec une dimension de visibilité forte. L’UGC vise surtout la preuve sociale et l’authenticité perçue, alors que l’influence classique mise davantage sur la portée et l’image. Dans une stratégie UGC avancée, ces deux approches se complètent plutôt qu’elles ne s’opposent.
Comment choisir les bons créateurs UGC pour sa marque ?
Plutôt que de regarder uniquement le nombre d’abonnés, il est plus pertinent d’observer le style, la manière de raconter, la relation avec leur audience et la compatibilité avec tes valeurs de marque. Analyse leurs précédents contenus : sont-ils à l’aise en face cam ? Leur ton correspond-il à ce que tu veux transmettre ? Tu peux aussi lancer de petits tests avec plusieurs profils avant de construire des collaborations plus longues et structurées.
Quels KPI suivre pour mesurer l’efficacité d’une stratégie UGC ?
Les indicateurs clés dépendent de ton objectif, mais certains reviennent souvent : taux de visionnage complet pour la qualité d’attention, taux de clic pour la pertinence de l’accroche, coût par conversion si tu utilises l’UGC en publicité, volume et qualité des avis générés, ainsi que l’engagement organique (commentaires, partages, enregistrements). L’idée n’est pas d’additionner les KPI, mais de choisir ceux qui éclairent vraiment tes décisions.
Comment encourager les clients à créer spontanément du contenu UGC ?
La base est toujours la même : une expérience produit et une relation client qui donnent envie d’être racontées. Ensuite, tu peux faciliter et stimuler le partage en proposant un hashtag de marque, en envoyant un email post-achat invitant à laisser un avis (texte ou vidéo), en organisant des challenges ou des mises en avant régulières sur tes réseaux. Le plus important est que le processus soit simple, gratifiant et respectueux du temps des clients.
Faut-il forcément travailler avec une agence UGC pour structurer sa stratégie ?
Ce n’est pas une obligation, mais cela peut accélérer l’apprentissage. Une agence spécialisée apporte une méthodologie, un réseau de créateurs, des templates de briefs, une capacité de test et de scale difficile à mettre en place seul au début. Si tu démarres, tu peux expérimenter à petite échelle en interne, puis envisager un accompagnement externe dès que le volume, la complexité des campagnes ou la partie publicitaire deviennent plus exigeants.

