Sur les réseaux, le duel UGC vs influence ressemble parfois à un ring : d’un côté, les créateurs « officiels », très visibles, très structurés ; de l’autre, les utilisateurs, leurs avis bruts, leurs vidéos filmées à la volée, leurs stories du matin. Mais derrière cette opposition apparente, on retrouve souvent la même quête : créer une connexion réelle entre une marque et des humains, dans le flux infini du scroll. Là où le marketing traditionnel cherchait à « convaincre », ces deux approches cherchent surtout à faire résonner une expérience, un usage, une émotion. La question n’est donc pas seulement « que choisir ? », mais plutôt : comment orchestrer ces deux langages pour qu’ils servent ton histoire de marque sans la dénaturer.
Entre une campagne d’influence calibrée au millimètre et un simple avis client en vidéo, les écarts de budget, de contrôle et de portée sont énormes. Pourtant, l’objectif reste souvent identique : rassurer, inspirer, activer. En 2025, le terrain s’est complexifié : l’UGC est devenu un métier, les créateurs UGC se professionnalisent, tandis que la frontière avec les influenceurs se brouille. Les marques oscillent entre envie d’authenticité et peur de lâcher le contrôle. De leur côté, les créateurs cherchent un espace juste entre rémunération et sincérité. Cet article ouvre un espace pour clarifier les rôles, comprendre les forces de chaque levier, et imaginer une stratégie où UGC et influence ne s’opposent plus, mais cohabitent au service d’un marketing plus humain. À toi ensuite d’expérimenter, d’ajuster et de tracer ta propre ligne.
En bref :
- UGC et marketing d’influence poursuivent le même objectif : créer de la confiance et de la conversion grâce à des voix humaines.
- L’UGC repose sur le contenu créé par les utilisateurs, spontané ou orchestré, perçu comme très authentique mais moins contrôlable.
- L’influence s’appuie sur des créateurs dotés d’une audience construite, idéale pour la notoriété, la portée et les lancements.
- Les deux stratégies diffèrent sur la rémunération, le niveau de contrôle, la gestion de communauté et les objectifs prioritaires.
- La combinaison UGC + influence permet de couvrir tout le tunnel : awareness, considération, preuve sociale, conversion.
- Le vrai enjeu n’est pas le choix d’un camp, mais la cohérence entre ton message, tes créateurs, ton audience et tes ressources.
UGC vs influence : comprendre deux stratégies autour d’un même objectif
Avant de parler budget, KPI ou plateformes, ça aide de revenir à la base : qu’est-ce qu’on cherche à créer dans la tête et dans le cœur des gens ? Que tu travailles pour une marque de skincare, une appli SaaS ou un café de quartier, le fil rouge reste le même : donner envie, rassurer, faire passer quelqu’un du « pourquoi pas » au « ok, j’essaie ». UGC et influence sont deux chemins différents pour atteindre ce point de bascule.
Dans les faits, les frontières se mélangent. Une consommatrice peut poster un avis vidéo sur TikTok (UGC spontané), être repérée par la marque, puis devenir créatrice UGC rémunérée, voire micro-influenceuse si elle développe sa propre communauté. D’où la confusion fréquente : « créateur UGC », « influenceur », « ambassadeur », tout semble se superposer. Pourtant, chaque rôle répond à une logique précise, surtout quand on regarde l’audience, le contrôle et l’intention.
Si on imagine une marque fictive, « Lumière Verte », une startup de cosmétiques naturels, elle pourrait :
- Lancer des campagnes d’influence avec deux macro-influenceuses beauté pour émerger auprès d’un large public.
- Activer des créateurs UGC pour produire des vidéos « avant/après », des routines du soir, des revues de texture.
- Encourager ses clientes à partager des UGC spontanés via un hashtag dédié, avec quelques récompenses symboliques.
Dans ces trois cas, on parle de contenu humain, mais avec des logiques, des niveaux de maîtrise et des effets très différents. L’objectif, lui, reste identique : installer une relation de confiance durable autour de la marque.
| Aspect clé | UGC (spontané ou orchestré) | Marketing d’influence |
|---|---|---|
| Source du contenu | Clients, utilisateurs, créateurs UGC | Influenceurs avec audience construite |
| Objectif principal | Preuve sociale, authenticité, réassurance | Notoriété, portée, lancement de produit |
| Niveau de contrôle | Faible à moyen selon qu’il est spontané ou rémunéré | Élevé côté marque mais co-construit avec l’influenceur |
| Perception d’authenticité | Très forte, surtout quand non rémunéré | Variable, dépend de la transparence et du fit marque/créateur |
| Rémunération | Souvent inexistante pour l’UGC spontané, présente pour l’UGC pro | Systématique (ou en échange de produits/services) |
| Rôle dans le tunnel | Milieu / bas de tunnel (considération, conversion) | Haut / milieu de tunnel (awareness, intérêt) |
Quand tu regardes le tableau, tu vois vite que la question n’est pas « qui est le meilleur ? », mais « où chaque levier apporte le plus de valeur dans ton parcours client ». La suite consiste à descendre dans le concret : de quoi parle-t-on exactement quand on dit « influence » ou « UGC » aujourd’hui ?
Marketing d’influence : un levier puissant, entre visibilité et relation de confiance
Le marketing d’influence, c’est le moment où une marque s’adosse à la lumière déjà construite par quelqu’un d’autre. Une personne suivie, écoutée, dont les recommandations ont du poids : célébrité, créateur de contenu, expert de niche. La collaboration peut prendre la forme d’un post sponsorisé, d’une série de stories, d’une vidéo longue, d’un live, parfois d’une co-création de produit.
Les influenceurs sont souvent classés par taille de communauté, mais derrière les chiffres se cachent surtout des logiques de relation différentes :
- Célébrités / méga-influenceurs : portée massive, idéal pour le buzz, mais lien plus distant.
- Macro-influenceurs : forte visibilité, souvent spécialisées sur une thématique.
- Micro-influenceurs : communautés plus restreintes mais très engagées.
- Nano-influenceurs : audiences réduites, mais proximité maximale et grande influence locale ou de niche.
Reprenons « Lumière Verte ». Pour lancer sa nouvelle gamme, la marque pourrait collaborer avec une macro-influenceuse beauté sur YouTube. Résultat : une vidéo détaillée, une histoire construite, un test argumenté. La communauté connaît déjà cette créatrice, lui fait confiance, a intégré son univers. Quand elle raconte comment la crème s’intègre dans sa routine, ce n’est pas juste un placement, c’est une pièce de récit cohérente avec le reste de son contenu.
Forces et limites de l’influence marketing
Travailler avec des influenceurs permet généralement de :
- Booster la notoriété en touchant rapidement un gros volume de personnes qualifiées.
- Accélérer la conversion grâce aux codes promos, liens trackés, recommandations directes.
- Bénéficier d’une qualité de production élevée (montage, storytelling, esthétique).
- Jouer sur la créativité de profils qui connaissent intimement les attentes de leur audience.
Mais ce levier vient avec des zones de tension possibles :
- Coûts élevés, surtout dès qu’on monte en puissance sur la taille de la communauté.
- Suspicion de certaines audiences face aux contenus sponsorisés répétés.
- Risque de décalage si le créateur ne correspond pas vraiment aux valeurs de la marque.
- Complexité du ROI : il ne se résume pas aux ventes immédiates mais aussi à la perception de marque.
| Type d’influenceur | Avantage principal | Meilleur usage |
|---|---|---|
| Célébrité / Méga | Portée massive, impact médiatique | Grand lancement, repositionnement, partenariat d’image |
| Macro-influenceur | Équilibre visibilité / affinité | Campagnes structurées sur un secteur (beauté, sport, tech…) |
| Micro-influenceur | Engagement fort, crédibilité | Activation de niches, conversions, tests produits |
| Nano-influenceur | Proximité, bouche-à -oreille | Stratégies locales, communautés très ciblées |
Tu peux voir l’influence comme un projecteur : il éclaire fort, il attire le regard. L’enjeu, c’est de savoir sur quoi tu veux vraiment braquer cette lumière, et avec qui, pour que ta marque ne soit pas juste « de passage » dans le flux, mais qu’elle s’inscrive dans un récit cohérent. La question suivante devient alors : que se passe-t-il quand ce ne sont plus les figures visibles qui parlent de toi, mais tes utilisateurs eux-mêmes ?
UGC : contenu généré par les utilisateurs, entre spontanéité, business et preuve sociale
Le User-Generated Content, à l’origine, c’est ce moment simple où quelqu’un utilise un produit, l’aime (ou pas), et décide de le montrer, de le commenter, de le recommander. Un avis sur une plateforme, une photo de plat dans un restaurant, une vidéo « unboxing », un avant/après sans filtre. Aucun brief, aucun contrat, juste une expérience partagée. C’est cette spontanéité qui a fait la force initiale de l’UGC.
Mais en quelques années, l’UGC est devenu un terrain professionnel. Des créateurs se sont spécialisés : ils n’ont pas forcément de grosses communautés, mais savent produire des vidéos, des photos, des tutoriels qui imitent la spontanéité des utilisateurs. Ils livrent ces contenus aux marques, qui les diffusent ensuite sur leurs propres comptes ou via des ads. La frontière entre « UGC spontané » et « contenu UGC rémunéré » s’est ainsi nettement déplacée.
- UGC spontané : initié par l’utilisateur, sans rémunération ni contrôle de la marque.
- UGC orchestré : encouragé ou piloté par la marque (concours, hashtag, programme ambassadeur).
- Création UGC professionnelle : contenus produits par des freelances UGC pour être utilisés par la marque.
Pour « Lumière Verte », les trois formes peuvent coexister. Une cliente poste un avis honnête avec une photo avant/après (UGC spontané). La marque organise un challenge #RoutineVerte pour inciter d’autres clientes à partager leur rituel du soir (UGC orchestré). En parallèle, elle mandate des créateurs UGC pour produire des scripts vidéo précis, pensés pour ses campagnes publicitaires sur Meta ou TikTok (UGC pro).
Les forces et les zones de friction de l’UGC
L’UGC, sous toutes ses formes, a plusieurs atouts précieux :
- Authenticité perçue : la parole d’un « pair » rassure plus que celle d’une marque.
- Preuve sociale : voir plein de gens utiliser le même produit crée un effet de légitimité.
- Richesse créative : styles variés, formats multiples, angles inattendus.
- Coût souvent réduit pour l’UGC spontané, maîtrisé pour l’UGC pro.
Mais ce territoire vient aussi avec ses défis :
- Peu de contrôle sur l’UGC spontané : tu peux avoir du négatif, du hors-sujet.
- Nécessité de modération et de gestion légale (droits, consentements, réutilisation).
- Volume irrégulier : selon les périodes, l’UGC peut être abondant ou quasi inexistant.
- Risque de dilution si l’UGC pro devient trop lisse, trop « publicité déguisée ».
| Type d’UGC | Avantage clé | Point de vigilance |
|---|---|---|
| UGC spontané | Crédibilité maximale, effet bouche-à -oreille | Imprévisible, nécessite de la veille et de la modération |
| UGC orchestré | Mobilise la communauté, crée du lien | Peut paraître forcé si la mécanique est trop artificielle |
| UGC professionnel | Qualité stable, réutilisable en ads | Risque de perdre la fraîcheur si trop scripté |
La vraie force de l’UGC ne réside pas seulement dans le format, mais dans la relation de confiance
UGC vs influence : différences stratégiques et complémentarités pour ta marque
Quand on pose UGC et influence côte à côte, ce qui apparaît nettement, ce n’est pas un duel, mais un jeu de rôles complémentaires. L’influence est forte pour ouvrir des portes, attirer des regards, lancer une histoire. L’UGC, lui, excelle pour nourrir cette histoire, montrer la vie réelle derrière la promesse, occuper le quotidien du feed publicitaire ou organique.
Pour clarifier, on peut regarder trois axes : communauté, contrôle, objectifs.
- Communauté : l’influenceur apporte sa communauté, le créateur UGC met la tienne en valeur.
- Contrôle : l’influence est co-pilotée, l’UGC (surtout spontané) reste beaucoup plus libre.
- Objectifs : l’influence sert la visibilité et la désirabilité, l’UGC renforce la réassurance et la conversion.
Si on reprend « Lumière Verte », une campagne performante pourrait ressembler à ce schéma :
- Une ou deux macro-influenceuses pour faire connaître la marque, raconter sa mission.
- Une constellation de micro-influenceurs qui testent en détail, répondent aux questions, ouvrent le dialogue.
- Des créateurs UGC pour produire des vidéos courtes, adaptées aux ads et au retargeting.
- Un programme d’UGC spontané encouragé via un hashtag, pour capter l’expérience réelle des clientes.
| Critère | UGC | Influence | Idée de combinaison |
|---|---|---|---|
| Budget | Flexible, peut être léger | Souvent plus élevé | Commencer par influence ponctuelle, nourrir ensuite avec UGC continu |
| Temps de mise en place | Moyen (recruter, briefer, modérer) | Variable selon le profil | Planifier les temps forts avec influence, laisser l’UGC vivre entre les pics |
| Impact court terme | Conversion, réassurance | Pic de visibilité, trafic | Lancer en influence, retargeter en ads avec UGC |
| Impact long terme | Communauté engagée, avis, réputation | Capital d’image, association à des figures | Conserver quelques ambassadeurs, animer la base clients avec UGC |
La clé, c’est de penser ton écosystème comme une histoire en plusieurs voix. Tu peux laisser les influenceurs jouer le rôle des narrateurs principaux, visibles, identifiables. L’UGC devient alors le chœur, ce fond vivant qui confirme, nuance, illustre au quotidien. À toi de voir : quel rôle as-tu envie de donner à chaque voix dans ton propre récit de marque ?
Choisir ta stratégie UGC ou influence : questions clés, cas pratiques et repères concrets
Lorsqu’une marque se demande « UGC ou influence, que choisir ? », la réponse n’est presque jamais binaire. Elle dépend de ton contexte, de ton stade de développement, de tes ressources, de la maturité de ta communauté. Pour éviter les choix par mimétisme (« tout le monde fait de l’UGC sur TikTok, donc nous aussi »), quelques questions simples peuvent servir de boussole.
- Où en est ta marque ? Lancement, croissance, repositionnement, fidélisation ?
- De quoi as-tu le plus besoin maintenant ? Être connue, être comprise, être testée, être recommandée ?
- Quelles ressources possèdes-tu ? Budget, temps, équipe, capacité de production interne ?
- Quelle relation as-tu déjà avec ton audience ? Communauté active ou encore silencieuse ?
Imaginons trois scénarios :
- Une marque émergente sans audience : l’influence (micro ou macro) peut offrir un raccourci pour gagner en visibilité, tandis que quelques contenus UGC pro serviront de base pour tes ads.
- Une marque installée avec clients fidèles : l’UGC peut devenir ton pilier, en donnant la parole à ta base, puis en identifiant certains profils comme futurs micro-influenceurs.
- Une marque de niche B2B : quelques créateurs experts (influence B2B) peuvent porter ton message, et l’UGC prendra la forme de cas clients, témoignages, revues détaillées.
| Situation de la marque | Priorité recommandée | Stratégie mixte possible |
|---|---|---|
| Lancement, faible notoriété | Influence (micro/macro) | Influence pour l’awareness, UGC pro pour les ads et landing pages |
| Communauté existante mais peu active | UGC orchestré | Challenges, hashtags, mise en avant d’utilisateurs, quelques collabs influenceurs ciblées |
| Budget limité | UGC pro + spontanés | Petits packs UGC freelances, activation clients, rares partenariats influence bien choisis |
| Besoin de rebranding / changement d’image | Influenceur fort en image | Ambassadeur clé + UGC pour montrer la transformation sur le terrain |
Plutôt que d’attendre la stratégie parfaite, tu peux voir les prochains mois comme un laboratoire. Tester un format, deux profils d’influenceurs, trois scripts UGC, mesurer, ajuster. Observer ce qui fait vraiment réagir ton audience : le ton, la forme, le rythme. Ensuite seulement, décider où investir plus largement. Quelle première expérimentation as-tu envie d’orchestrer dès maintenant ?
Vers un marketing plus humain : combiner UGC et influence pour créer une relation durable
Au fond, UGC et influence ne sont que des façons différentes de laisser parler l’humain autour d’une marque. Quand ces deux leviers se rencontrent, le potentiel devient intéressant : une campagne n’est plus juste un coup d’éclat, mais un écosystème vivant qui respire au rythme de la communauté.
- Les influenceurs peuvent déclencher le mouvement, poser le cadre, raconter l’histoire.
- L’UGC peut prolonger cette histoire, la rendre tangible, quotidienne, multifacette.
- Les créateurs UGC pro peuvent solidifier le système, en apportant un flux constant de contenus adaptés aux leviers payants.
Concrètement, une campagne combinée pourrait suivre ce flux :
- Lancement avec 2–3 influenceurs qui partagent leur expérience et expliquent le concept.
- Appel à la communauté : hashtag dédié, challenge simple, mise en avant des meilleurs contenus.
- Activation de créateurs UGC pour produire des vidéos pensées pour les ads, inspirées des meilleurs UGC spontanés.
- Retours clients mis en avant sur le site, les emails, les fiches produits, pour nourrir la confiance sur la durée.
| Étape de campagne | Rôle de l’influence | Rôle de l’UGC |
|---|---|---|
| Pré-lancement | Teasing, curiosité, storytelling | Teasers UGC pro, témoignages early adopters |
| Lancement | Pic de visibilité, live, démos | Réactions clients, premiers avis, contenus du challenge |
| Post-lancement | Rappels ponctuels, contenus de fond | UGC en ads, carrousels d’avis, cas clients détaillés |
| Long terme | Ambassadeurs récurrents, image de marque | Programme ambassadeurs clients, communauté créative active |
En filigrane, une question reste essentielle : comment garder l’humain au centre dans ce jeu de leviers ? En respectant les audiences, en restant transparent sur les collaborations, en valorisant les créateurs et les clients, en acceptant même parfois les retours moins flatteurs. C’est dans cette honnêteté-là que se construit une relation durable. À toi de voir maintenant : quelle première pierre veux-tu poser pour bâtir ce marketing plus vivant, à mi-chemin entre stratégie et sincérité ?
Quelle est la différence principale entre l’UGC et le marketing d’influence ?
L’UGC désigne tout contenu créé par les utilisateurs ou clients d’une marque (avis, vidéos, photos, témoignages) et partagé en ligne, de façon spontanée ou parfois orchestrée. Le marketing d’influence repose sur une collaboration formelle avec des créateurs disposant d’une audience construite, rémunérés ou compensés pour parler de la marque. L’UGC met surtout en avant la preuve sociale et l’expérience réelle, tandis que l’influence est pensée pour la visibilité, la notoriété et des messages plus structurés.
Faut-il absolument rémunérer les créateurs UGC ?
L’UGC spontané n’est pas rémunéré par nature, car il naît de l’initiative des utilisateurs. En revanche, dès qu’une marque briefe une personne pour produire du contenu spécifique, il est recommandé de considérer cette personne comme un prestataire ou un créateur UGC professionnel, et donc de la rémunérer. Cette clarté permet de respecter le travail créatif, d’éviter les zones grises et de poser une relation saine entre marque et créateur.
Comment mesurer le retour sur investissement d’une campagne UGC ou d’influence ?
Le ROI se mesure rarement avec un seul indicateur. Pour l’influence, on suit généralement la portée, les vues, l’engagement, le trafic référent et les ventes attribuées via liens trackés ou codes promo. Pour l’UGC, on observe l’impact sur le taux de conversion (par exemple en ajoutant des avis ou vidéos UGC sur les fiches produits), la durée de visite, les performances des publicités utilisant ces contenus, ainsi que l’évolution de la réputation en ligne. L’essentiel est de définir les bons KPI en fonction de l’objectif : notoriété, réassurance ou conversion.
Une petite marque doit-elle commencer par l’UGC ou par l’influence ?
Tout dépend de sa situation. Si la marque est totalement inconnue et dispose d’un minimum de budget, quelques collaborations avec des micro-influenceurs bien choisis peuvent aider à émerger plus vite. Si elle a déjà une petite base de clients engagés mais peu de moyens, encourager l’UGC (avis, photos, vidéos simples) est souvent une première étape idéale. Dans la plupart des cas, une approche hybride, testée progressivement, permet d’identifier ce qui résonne le mieux auprès de la cible.
Comment éviter que l’UGC rémunéré perde en authenticité ?
La clé est de préserver un cadre simple et sincère : laisser une marge de liberté au créateur, éviter les scripts trop rigides, l’encourager à partager réellement son expérience avec le produit, et rester transparent sur la collaboration lorsque c’est diffusé sous son nom. Côté marque, il s’agit de choisir des profils alignés avec ses valeurs, de ne pas surcontrôler le ton ni la mise en scène, et d’accepter que tout ne soit pas parfaitement lissé. C’est justement cette légère imperfection qui donne au contenu sa saveur humaine.

